Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Editorial

Les Pokémons

dimanche 31 décembre 2017, par Patrick Desingly


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Incontestablement, en 2016, le succès du jeu Pokémon Arènes n’est plus à démontrer. La société « Niantic », éditeur du jeu, a réussi son pari, voire davantage car les cinq continents deviennent son terrain de jeu. Les accros sont nombreux, les ados en raffolent, l’addiction est évidente.
Les moyens modernes tels les Smartphones leur facilitent la tâche. Attraper le Pokémon rare devient un objectif, un défi. Est-ce une nouvelle forme de collection, un nouveau moyen de communication, un amusement du 21ème siècle, une nouvelle connaissance d’une certaine mythologie ? Seuls les chasseurs de Pokémons peuvent y répondre.
Mais plus modestement, nous sommes en droit de nous interroger sur la matière aléatoire de ces apparitions programmées.
Le 11 novembre dernier, au cimetière dit de « La Forestière » à La Chalade, là où reposent 2500 corps, j’ai rencontré un groupe de jeunes ados qui parcouraient de long en large le cimetière d’hortensias (Initiative de la Comtesse de Martinprey en souvenir de son mari Capitaine disparu le 13 juillet 1915 en Argonne).
De prime abord, j’ai cru qu’ils recherchaient une tombe. Contact pris avec ces derniers, ils m’ont répondu fort aimablement avec l’innocence de la jeunesse qu’une info leur était parvenue sur la présence d’un Pokémon rare. Info ou intox ?
Certes ils ne parcouraient pas le cimetière en respect de la Grande Guerre en ce 98ème anniversaire de l’Armistice, cela est bien dommage, mais est-ce entièrement de leur faute ?
Non, tous les terrains ne sont pas à mon sens les bienvenus pour ce jeu certes virtuel. L’histoire se respecte, les lieux de mémoire doivent être protégés.
Fort heureusement, aujourd’hui, on peut demander la suppression des Pokémons sur ces sites inappropriés et pourquoi ne pas envisager l’extension de cette interdiction aux collèges, aux lycées, aux mairies et aux terrains privés, mais cela est une autre histoire.
Alors, si aujourd’hui, par la technologie, on peut créer une zone blanche pour les Pokémons à la demande, pourquoi, à sa création, n’a-t-on pas pu l’imaginer ?
Certes dans le monde des Pokémons les méchants perdent toujours mais Gératina (le diable) n’est jamais bien loin.

Par ailleurs, le « Petit Journal de Sainte Ménehould et ses voisins d’Argonne » vous invite dès à présent à réserver le dimanche 5 mars 2017 pour la 3ème édition du salon du livre, une journée à ne pas manquer.
Au plaisir de nous rencontrer.
Patrick Desingly, Président.

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