Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Non, non rien n’a changé

Aujourd’hui le haut débit, hier l’électricité

samedi 24 décembre 2016, par John Jussy


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L’histoire est un éternel recommencement. Aujourd’hui le problème dans les villages de notre région est l’accès à Internet. Quand le gouvernement pense que chaque foyer devra bénéficier de l’accès à Internet par la fibre optique, l’Argonne a choisi la montée en débit.

Dans les années 1920, il n’y a pas 100 ans, c’est l’électricité qui posait problème ; si la ville avait eu son réseau dès le début du XXème siècle, si les habitants pouvaient enfin disposer d’un éclairage moderne, il n’en était pas de même dans les campagnes.
EDF n’existait pas encore, c’était la société Énergie et Éclairage de Nancy qui alimentait le pays en électricité. Les villages n’avaient de l’électricité que quelques heures par jour et c’est pourquoi les maires de l’arrondissement s’étaient réunis à l’Hôtel de ville sous la présidence de M. Margaine, député, un élu dont une rue portera un jour le nom : rue Camille Margaine.

Le conférencier s’attacha à indiquer à chacun la voie et le moyen pour aboutir à doter chaque commune de l’arrondissement de l’éclairage et de la force motrice électrique, facteur indispensable de notre vie actuelle parce que, commodes, propres et peu coûteux, ils sont aussi de toute sécurité. Le nombreux auditoire écouta le conférencier avec beaucoup d’intérêt.
Les Maires présents exposeront à leur tour ce qu’ils auront appris dans cette réunion à leurs conseillers municipaux respectifs qui décideront en temps opportun s’ils veulent faire partie du syndicat en voie de formation.
En ce qui nous concerne, disons que la ville de Sainte-Ménehould a tout intérêt à y adhérer. L’explication suivante le prouve :
La Société Énergie et Éclairage de Nancy, de par son installation primitive, ne peut donner à la ville tout l’éclairage et la force motrice dont elle a besoin.
Nombreux sont les petits artisans et ateliers qui ne disposent de cette même force que quelques heures par jour, et ce au préjudice des patrons et ouvriers obligés de limiter leur production.
Dans ces conditions, une amélioration de ces services ne peut, à notre avis, qu’être encouragée et soutenue par tous ceux qui voudraient voir notre coquette petite ville prendre un peu plus d’activité et de prospérité.
Et les campagnards, jamais en retard, seront certainement de notre avis.
J.M.


Il est évident que cette arrivée de l’électricité était un énorme progrès technique mais elle demandait évidemment des lignes et des poteaux.
Alors, en regardant attentivement les cartes postales du début du XXème siècle, on voit parfois de gros « mâts » ou de « petits poteaux » accrochés aux maisons ou alors posés sur les toits comme aujourd’hui les antennes de télévision et autres paraboles.

On voit ici un poteau accroché au coin de la rue Chanzy, sur la banque d’Alsace-Lorraine qui deviendra le « Soleil d’Or » et d’autres sur les toits environnants.



Au carrefour de la gare, un poteau sur un toit…



John Jussy

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