Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Le bois en Argonne

vendredi 23 décembre 2016, par Bernard Champion


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On a toujours exploité le bois en Argonne. Aujourd’hui ce sont des machines qui abattent, coupent, transportent. Il y a à peine cent ans, ce travail du bois était long et pénible. Bernard Champion, Ménéhildien dans sa jeunesse, nous a ouvert son album photos, à l’époque où sa famille travaillait dans les bois.

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L’ONF ou un particulier vendait une parcelle de bois, un marchand de bois l’achetait, cela devenait « une coupe ». Le marchand, pour l’exploiter, devait trouver des bûcherons, des débardeurs et tout autre corps de métier.
Avant la seconde guerre, les débardeurs utilisaient des mulets pour sortir les troncs ou « billes » de la forêt. Pour les amener sur les bords des chemins, il fallait selon les conditions 4 à 10 mulets ou chevaux.
Sur le chemin, un engin, attelé de 10 chevaux chargeait la ou les billes et les emmenait jusqu’à la gare de Villers-en-Argonne ou de Sainte-Ménehould où ils étaient chargés sur des wagons pour expédition.
Les bois débités, soit en « bois de mines » ou en « traverses de chemin de fer » étaient sortis du bois et mis en tas sur le bord du chemin pour être contrôlés par l’ONF qui percevait une taxe sur le cubage. Ensuite le bois prenait également le chemin de la gare.
Les bûcherons se déplaçaient de coupe en coupe avec une « caravane » et logeaient dans les écuries avec leurs chevaux.
Dans les années 1955/1960 les premiers tracteurs firent leur apparition. C’était des « Latil » qui cassaient plus souvent que besoin. L’Armée américaine soldait son matériel et l’on vit des GMC faits pour transporter 20 hommes et qui pouvaient charger 2 tonnes de bois. Puis firent leur apparition des « Dodge 6x6 » qui étaient le tout terrain de l’époque.
Ce ne fut pas parfait mais c’était l’économie de guerre et la fin du mulet et du cheval. Quelques années plus tard on est revenu au cheval car il n’abîmait pas les jeunes pousses.
Anecdote : mon grand père est né à Chatrices, marié à Boulzicourt (08), Léon et Henri sont nés à Igny-le-Jard (10) et Marcel mon père à Les loges Margeron, commune de Montchevreuil (10).

Bernard Champion habitait avec ses parents Marcel et Mireille avenue Kellermann, un peu au-dessous du garage Chardeville. Nous avons déjà parlé de Marcel Champion dans l’article "Casque de pompier (n°70).

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