Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Aperçu géographique de la résistance en Argonne.

samedi 18 mars 2017, par Denis Marquet


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Pour mieux comprendre la Résistance en Argonne durant la seconde guerre mondiale, il convient d’avoir un aperçu géographique et de situer les lieux où se déroulèrent l’ensemble des opérations.
L’Argonne, massif forestier de 60 km de long sur 15 à 20 km de large, est située entre la vallée supérieure de l’Aisne et son affluent de la rive droite, l’Aire. Du Chesne à Givry en Argonne, elle déroule un manteau de 15 000 hectares. La gaize, roche siliceuse dure qui recouvre tout le pays a été entamée par des vallées aux versants abrupts, ce qui rend la forêt difficilement pénétrable. Les maquisards, au cours de leurs longues missions souvent nocturnes, ont eu à souffrir de ce relief tourmenté.

L’Argonne, unité géographique par son sol, son climat, sa végétation, a cependant été partagée entre trois départements : la Meuse, à l’est ; les Ardennes au nord-ouest et la Marne au sud-ouest. La partie marnaise comprend les villages situés sur la haute vallée de l’Aisne avec Sainte-Ménehould comme centre principal et une dizaine de villages ou hameaux blottis dans les clairières défrichées depuis le Moyen-âge. La Biesme, petit affluent de l’Aisne, rive droite, limite l’Argonne marnaise à l’est ; elle servait autrefois de frontière entre la France et le Saint Empire romain germanique ; elle sépare aujourd’hui la région Champagne-Ardenne de la Lorraine.


C’est la partie marnaise de l’Argonne et ses abords occidentaux qui seuls feront l’objet de cet historique de la Résistance.
Le maintien des voies de communication à travers l’Argonne revêtait, pour l’ennemi une importance primordiale. La RN3, Paris-Verdun-Metz traversait le pays de Sainte-Ménehould et Les Islettes ainsi que la voie ferrée de Châlons à Verdun. Une autre voie ferrée, Revigny-Hirson, en service en 1944, longeait l’Aisne. Elle était utilisée par l’ennemi pour ses liaisons Nord-Sud. Enfin, les câbles téléphoniques souterrains Paris-Riga via Berlin traversaient l’Argonne après le centre de télécommunication de Valmy et le relais de la côte de Biesme.
Denis Marquet

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