Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Editorial

II y a 80 ans...

samedi 30 juin 2018, par Patrick Desingly


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Si le 18 octobre 1937, malgré la grandeur de l’évènement, la cathédrale de Reims a été rendue au culte suite à sa restauration ; c’est les 9 et 10 juillet 1938 que ce sanctuaire national a retrouvé toute sa gloire. Assurément le rayonnement de Reims était là !
En effet les autorités civiles et religieuses de l’époque décidèrent, sous l’autorité de Monsieur Marchandeau député-maire, ministre des finances, radical socialiste, d’organiser ces fêtes d’un caractère national voire international.
Monsieur Lebrun, Président de la République y participa.
Certes tous les travaux d’intérieur n’étaient pas terminés mais la sublime façade avait retrouvé son faste. La vierge et sa glorification reprenaient place, l’ange au sourire pouvait être heureux. Les dates sont nombreuses dans l’histoire de Reims qui marquent les heures de grande joie comme de grandes douleurs.
Incontestablement la cathédrale évoque le martyre par sa destruction « n’a-t-elle pas reçu 288 obus pendant la Grande Guerre » mais aussi sa résurrection. 1938 ajoute une nouvelle page à son histoire. Ce fut pour beaucoup d’Argonnais un jour de liesse inoubliable, les anciens en parlent encore avec une profonde émotion.
Le chef d’œuvre de l’art gothique reprenait vie mais il fallut attendre 1991 pour voir son classement par l’UNESCO au titre de patrimoine mondial.
Nous connaissons tous l’histoire de Jeanne d’Arc et la place de cette cathédrale dans l’histoire des sacres royaux (31) mais c’est en 1962 que De Gaulle et Adenauer signèrent la réconciliation.
Aujourd’hui, 2303 statues attirent le visiteur, les touristes sont de plus en plus nombreux. Plus de 1500 personnalités assistèrent à cette fête, du Maréchal Pétain, du Prince de Monaco, de Pitois député de la Marne aux élus « lambda ».
Les journaux sans distinction d’opinions se sont plu à souligner l’enthousiasme, la concorde de ces deux jours, la volonté de paix exprimée par le légat au monde entier.
Juin 1940, le bruit des bottes envahissait le parvis de la cathédrale.
Bonne lecture du n°79.
Patrick Desingly, Président.

Françoise Rotoullié, fidèle lectrice et Jacques Hamm notre archiviste.


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