Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

La « dormition » dans les livres

lundi 26 mars 2018, par John Jussy


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Tous ceux qui ont décrit l’église Notre Dame du Château parlent de cette sculpture nommée souvent dormition ; si la personne allongée est toujours dite comme étant la Vierge Marie, par contre les huit personnages qui se trouvent derrière sont appelés apôtres, assistants ou encore pleureuses… Quant à la scène, on dit dormition, trépassement ou la Vierge sur son lit de mort.
Le plus étonnant, c’est le grand guide touristique de la France, de Michel de la Terre, édité par France Loisirs en 1987 : il consacrait une demi-page à Sainte-Ménehould et à l’Argonne. Sainte-Ménehould est à la page 473, entre Ste-Maure-de-Touraine et Sainte-Suzanne ; et pour illustrer le texte de présentation, un seul dessin, en noir et blanc : celui de la dormition. Dans la série des guides touristiques Michelin des champs de bataille 14-18, un ouvrage écrit en 1919 est consacré à l’Argonne. Les pages 22 et 23 présentent la ville de Sainte-Ménehould et dans les lignes consacrées à l’église Notre-Dame du Château, on peut lire : « Dans le bras gauche du transept, sous une arcade ogivale trilobée, le groupe du »Trépassement de la vierge« représente une vierge couchée, des enfants qui lisent en tenant les pieds et la tête de la vierge et huit pleureuses portant des livres ».
Mais à bien regarder, les personnages derrière la vierge sont des hommes, et seul l’enfant de droite est en train de pleurer. L’enfant de gauche, quant à lui, a perdu une partie de son visage.
Dans le petit livret « Le château de Sainte-Ménehould, histoire de son église », édité en 1930 par l’imprimerie de l’Argonne-M.Morand, on peut lire : « A gauche du transept un groupe sculpté représente la Sainte Vierge sur son lit de mort. Huit apôtres sont agenouillés tenant chacun un livre à la main… deux anges assis, versant des larmes, soutiennent la tête et les pieds de la vierge. »
Dans son livre « Sainte-Ménehould et ses environs » édité en 1957, Emile Baillon ne semble pas apprécier la sculpture : "En entrant par le petit portail nord, on aperçoit à gauche au-dessus du bénitier une sculpture assez négligée comme exécution. Elle représente huit assistants en pleurs qui veillent le corps inanimé de la Vierge Marie.
John Jussy

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