Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

20 ans déjà !

jeudi 28 juin 2018, par François Duboisy


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Le premier numéro de notre revue a vu le jour en juin 1998. Cet anniversaire est l’occasion de revenir sur les circonstances de sa naissance. Un ami, Gérard Mourlet, possédait une résidence secondaire à Brabant-sur-Meuse. Ce directeur de l’Élan Argonnais de Sainte-Ménehould avait su créer un petit bulletin « Brabant et ses voisins » qui rencontrait un réel succès. J’ai pensé que dans une ville plus importante il devait être possible de l’imiter. J’ai réuni quelques personnes intéressées par l’histoire de notre ville et nous avons décidé de nous lancer dans l’aventure. Les voici : Gérard Mourlet, Patrick Desingly (aujourd’hui président), Marie-Christine Rahir, François Mouton, Roger Berdold, Raymond Charles, Gisèle Éholié, François Stupp et moi-même.
Dans le premier numéro on définit un projet (voir encart) qui se veut clair et novateur. Il s’agit de s’adresser, non pas aux seuls spécialistes, mais de toucher un large public en privilégiant des articles courts, variés, en évitant les propos partisans et la langue de bois. Novateurs, les textes devront s’interdire de paraphraser Buirette, Brouillon, Baillon et Lallement sans se priver de remettre dans l’actualité des textes oubliés.

Je terminais en souhaitant que notre petit journal reçoive un accueil qui lui permette de perdurer. Or, dès le premier numéro on comptait 120 abonnements. Très rapidement les renforts affluèrent et le petit journal se structura avec des photographes attitrés, Claude Cappy et François Stupp, un dessinateur Luc Delemotte. François Mouton assurait la page du sourire et Jeannine Cappy une rubrique qui mêlait cuisine et écologie. On reçut des contributions de Xavier David, Rémy Valentin, Jean-Louis Pierre dit Méry, Pierre Béguin, du jeune Jean-Christophe Combe (aujourd’hui directeur général de la Croix-Rouge), du rémois Michel Lesjean, de Nicole et Raymond Gérardot.

Puis, progressivement des mutations s’imposèrent. Luc Delemotte devint Président. Puis Jacques Hamm, trésorier, laissa sa place à Françoise Oudéa et devint Président à son tour. Un vrai jeu de chaises musicales. Mais deux virages importants allaient marquer la vie de l’association. Il a fallu faire face à la brutale démission de la secrétaire qui assurait la mise en page de la revue en 2006. Pour lui succéder on a « embauché » un vrai marin (d’eau de mer) Jean Maigret, le bouquiniste de Hans qui nous a permis de donner un coup de jeune à la revue en privilégiant l’informatique. Et puis en 2008, je publiais un éditorial « C’est le dernier, j’arrête. » Je craignais de perdre l’envie nécessaire au bon accomplissement de cette tâche de « Rédacteur en chef » comme on dit en souriant. Au préalable j’avais demandé à John Jussy qui était secrétaire de l’association de reprendre la barre car son intérêt pour l’histoire de Sainte-Ménehould était connu de tous. Les lecteurs ont peut-être constaté des inflexions dans la ligne éditoriale mais personne ne s’en est plaint. Et comme promis j’ai continué à transmettre régulièrement des articles.

Agé de 20 ans, le Petit Journal est un adulte solide qui peut envisager l’avenir avec optimisme.
François Duboisy.

Jacques Hamm, François Duboisy, Luc Delemotte
Claude Cappy, Jeannine Cappy

J’avais suivi avec intérêt, il y a une dizaine d’années, une initiative de Monsieur MOURLET, conservateur du musée de Ste Ménehould. Il publiait un “ livret du musée et de la bibliothèque ” de Ste Ménehould. L’aventure avortait après le second numéro. Peut-être dépité par le peu de soutien qu’il avait rencontré dans son entreprise mais toujours décidé, Gérard MOURLET récidiva sur son lieu de retraite, Brabant-sur-Meuse. Certains, en recevant le premier numéro de son journal, ont dû sourire et penser que cette publication aurait une vie éphémère. Il n’en fut rien. La parution prospéra. Le journal compte aujourd’hui 300 abonnés.
Je tirais de cette histoire en deux épisodes deux réflexions, l’une banale : il est malaisé d’être prophète dans sa ville, l’autre plus optimiste : il doit être possible de réussir ici ce qui a si bien prospéré autour d’un petit village meusien.
Pour cela, il me semblait nécessaire de réunir trois conditions :
1 - Pouvoir profiter de l’expérience de Monsieur MOURLET en matière d’édition, d’impression et de diffusion, sans avoir à refaire le long chemin qu’il avait parcouru. Avec grande générosité, il accepta de guider les premiers pas du journal en devenant le Président de l’Association.
2 - Réunir une équipe rédactionnelle solide, motivée, diverse. Nous sommes en train de la constituer autour de personnes bien connues localement, dont la passion pour l’histoire (qu’elle soit grande ou petite) est solidement ancrée. Ce n’est pas un clan monolithique fermé. Nous souhaitons nous ouvrir à tous ceux qui brûlent d’écrire sur notre passé, nos coutumes ou plus simplement nous transmettre matière à articles. A vos plumes ! Ecrivez-nous sans retenue. A chaque lettre, il sera fait réponse. Et fréquemment, nous vous solliciterons dans nos colonnes, car nous voulons que le petit journal soit une chronique de notre mémoire collective écrite par les acteurs de notre “ épopée ” commune.
3 - Définir un projet clair et novateur. Il se précisera au fur et à mesure de notre développement mais nous pouvons déjà esquisser quelques principes qui guident notre action :

- Il ne s’agit pas de concurrencer telle ou telle parution spécialisée. Nous n’écrivons pas pour les érudits mais pour Monsieur tout le monde, s’il aime regarder son passé et connaître son présent.
- Nous privilégierons les articles courts, variés, informatifs, écrits sans complication inutile. Pas de langue de bois, de propos partisans, de flagornerie ni de rhétorique.
- Nous nous efforcerons d’être novateurs en nous interdisant de paraphraser Buirette, Brouillon, Baillon, Lallement et les autres, sans s’interdire de remettre dans l’actualité, des textes oubliés telle cette magnifique et néanmoins sérieuse évocation de la patronne de la ville due à Cahuet.
Connaître, expliquer, comprendre et pourquoi pas étonner, telle sera notre devise.
J’espère que l’accueil que vous réserverez à notre petit journal nous permettra de persévérer en lui donnant la périodicité prévue (quatre numéros par an) et surtout un contenu répondant à vos attentes.
François Duboisy, Petit Journal n° 1 Juin 1998



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