Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Editorial

L’apiculture

mercredi 30 septembre 2020, par Patrick Desingly


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Il faut reconnaître qu’à la date d’aujourd’hui, malgré les innombrables inventions, personne n’a fait mieux que l’abeille pour veiller sur l’état de notre environnement. Indispensable à l’équilibre des écosystèmes, l’abeille mérite toute notre attention et notre reconnaissance.
Aujourd’hui en Argonne, dans presque tous les villages, les apiculteurs contribuent au maintien de la biodiversité et assurent une gestion saine des populations d’abeilles domestiques dont le développement dépend de la qualité de l’environnement. L’éleveur exerce son art de deux manières, l’apiculture pastorale ou sédentaire.
Les abeilles sont des insectes sociaux, vivant en colonies. Il existe en France près de 1 000 races d’abeilles. Dans une ruche leur nombre varie de 25 000 à 50 000 individus en moyenne. Il existe trois sortes d’abeilles : la reine, les ouvrières (les plus nombreuses) et les mâles (faux bourdons). Chacun a un rôle précis. Celui de la reine est de pondre, elle devient ainsi la mère de toutes les abeilles. Celui des bourdons est de féconder la reine. En principe elle ne pique pas. La production d’une ruche s’établit à 15-20 kilos par an, suivant les années.
En Europe, la plus connue est « l’avis melifera », mais attention, toutes les abeilles ne produisent pas de miel. Elles se nourrissent du nectar de fleurs.
Les ours bruns, les blaireaux, le frelon asiatique sont les ennemis avérés de l’abeille, tout comme le virus du « varoa ». Dans la ruche, la longévité revient à la reine avec 3 à 5 ans ; une ouvrière vit 5 à 6 semaines en été et 5 à 6 mois en hiver. Le sort des mâles est différent puisqu’il meurt après l’accouplement.
Le monde des abeilles est fantastique et surprenant. Les abeilles communiquent au moyen d’odeurs qu’elles captent avec leurs antennes. Elles disposent de variantes pour exprimer différents messages. Les scientifiques nous disent qu’il existe en plus de l’odorat, un autre moyen de communication.... Il s’agit de mouvements, une sorte de danse qui indique aux autres ouvrières l’emplacement exact d’un lieu riche à butiner. Ces mouvements indiquent également la distance qui les sépare de ces lieux ainsi que la route à suivre pour s’y rendre. Que d’autres choses il nous reste à découvrir !
On note aujourd’hui de plus en plus d’apiculteurs en ville malgré toutes les pollutions. Il faut néanmoins savoir que les abeilles disposent d’un filtre qui les prémunit davantage contre les pollutions urbaines que contre les pesticides. Il faut savoir également que le nourrissement est un substitut indispensable en automne car l’absence de floraison nuit essentiellement à la ponte de la reine et ainsi cet apport de nourriture renforce la ruche. Chaque miel est différent. L’abeille butine à son gré. Depuis la nuit des temps, le miel est recommandé pour la santé tout comme le miellat (miel de forêt).
Que « melons », protectrice des abeilles et des ruches, nous assure de sa protection pour la pérennité de notre environnement et le plaisir des papilles.
Le président, Patrick Desingly

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