Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Si vous passez par là :

Kellermann à Paris.

mardi 22 septembre 2020, par John Jussy


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Le musée de la Légion d’honneur à Paris abrite des choses exceptionnelles, médailles, bien sûr, documents et tableaux. Dès l’entrée dans le grand hall, sur le mur principal, le portrait de Napoléon ; normal, c’est lui, alors qu’il était Premier Consul, qui a instauré la Légion d’honneur, la plus haute décoration honorifique française. C’était le 19 mai 1802.
Juste à sa droite, un autre tableau, plus petit… sans lire la plaque explicative, on se dit « Mais cet homme-là, avec toutes ses décorations, je l’ai déjà vu… » Cet homme là, ce soldat, c’est Kellermann, François-Christophe Kellermann, le « héros de Valmy » qui arbore cette Légion d’honneur. Le général Kellermann a été fait grand-croix de la Légion d’honneur, ce qui justifie sa présence dans ce musée, le 13 pluviôse an XIII, c’est-à-dire le 2 février 1805. Il est en 26e position sur la liste des récipiendaires de la Légion d’honneur.
Kellermann porte aussi sur le tableau, la grande croix de l’ordre de Saint-Louis que lui attribué Louis XVIII. Kellermann avait été fait maréchal d’Empire en 1804, duc de Valmy en 1808, pair de France en 1815.
Et toujours pour Kellermann la référence de la bataille de Valmy. Et pourtant, ce jour-là, il était sous les ordres de Dumouriez, sa position étant le centre de l’armée française. Mais comme Dumouriez est parti un jour en Angleterre, c’est Kellermann qui a gardé toute la gloire de la victoire.

Kellermann est aux côtés de Napoléon… Est-ce normal quand on lit qu’il a voté au sénat le 1er avril 1814 la déchéance de l’empereur ? On apprend aussi que pendant les cent jours, Kellermann s’est fait discret. À Sainte- Hélène, Napoléon a écrit : « Kellermann était un bon soldat, extrêmement actif, ayant beaucoup de bonnes qualités. Mais il était tout à fait privé des moyens nécessaires pour la direction d’une armée. » Et pourtant, on lit dans la biographie du général, que Kellermann tenait, le jour du sacre de Napoléon, la couronne de Charlemagne [1], cette couronne que Napoléon se posera lui-même sur la tête.
François-Christophe Kellermann était né à Strasbourg et son corps repose dans la tombe familiale au cimetière du Père Lachaise à Paris ; mais le valeureux général nous a laissé son cœur sur le plateau de Valmy. Il est presque devenu un Argonnais. Alors, si vous passez par-là, allez saluer « notre » général.
John Jussy
Musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie, 2 rue de la Légion d’honneur (face musée d’Orsay) Paris (entrée gratuite).

Notes

[1La couronne de Charlemagne qui servait pour le sacre des rois avait disparu à la Révolution Française. Napoléon en avait fait faire une copie pour son sacre.

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