Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Editorial :

Le bouleau

mercredi 30 juin 2021, par Patrick Desingly


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L’histoire retiendra que 2020 sera l’année de la pandémie de la COVID 19 mais aussi la 3ème année consécutive d’un déficit hydrique provoquant des dépérissements sans précédent sur notre belle forêt d’Argonne.
Le scolyte a fait son oeuvre sur les épicéas (Le secteur du Four de Paris en témoigne), la chalarose sur le frêne sans compter le hêtre, le chêne, etc …
Mais un arbre tire son épingle du jeu dans nos forêts actuellement, je veux dire le bouleau.
Fera-t-il partie de la nouvelle bioéconomie ? Nos chercheurs s’y emploient mais attention lui aussi n’est pas à l’abri de l’agrile et peut dépérir très rapidement.
Le bouleau pousse en général sur des sols pauvres et souvent siliceux. Plante pionnière par excellence, elle préfigure la première formation arborée suite à la reconquête de la forêt ou du défrichement.
Il existe en Europe quatre types de bouleau, sa durée de vie est de 30 à 50 ans en moyenne. Ses racines sont peu profondes. Le bouleau est en général un bel arbred’ornement avec son écorce blanche.
Les Amérindiens le considèrent comme un arbre sacré, il est en outre le symbole national norvégien, il est fêté en Russie début juin lors de la semaine verte.
On dit que dans le bouleau, tout est bon sauf les fleurs : feuilles, écorce et surtout au printemps sa sève. En parcourant l’Argonne, j’ai pu remarquer dans de nombreux endroits la récolte de la sève ; nouvelles priorités ou opportunités du moment, l’avenir le dira.
Les procédés sont sensiblement partout les mêmes, un arbre de 10 à 15 cm de diamètre, une incision dans l’écorce à environ un mètre et une bouteille de verre pour récupérer la sève. Il paraît, aux dires de nos médecins que cette sève possède de nombreuses propriétés médicinales (sur les reins, les poumons, le foie, le sang).
Le commerce s’installe, on trouve déjà de la sève bio, pourquoi pas.
N’oublions pas que le bouleau a donné son origine au mois de mars, mois du printemps, mois du renouveau.
Oui la forêt dans sa diversité nous apporte des bienfaits immenses et insoupçonnés, à preuve du contraire.
Patrick Desingly, président.

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