Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Histoires d’oies

La dernière oie de Châtrices.

samedi 13 septembre 2008, par Nicole Gérardot


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Dans son petit royaume d’Ithaque, une des îles Ioniennes, Pénélope, femme d’Ulysse, en avait aussi et leur témoignait une grande tendresse, c’est elle-même qui le dit :

"Hôtes de mon palais, vingt oisons domestiques,
D’un blé détrempé d’eau, nourris sous les portiques,
Charment mes yeux ".


A ces époques, l’oie était plus qu’un oiseau d’agrément : on utilisait aussi sa vigilance. On lui confiait la garde de la maison, comme on la confie de nos jours au chien.
Tout le monde sait qu’au Capitole, elles avertirent les Romains de l’assaut que tentaient les Gaulois et que ce fut le salut de Rome. Aussi le censeur fixait-il chaque année une somme pour l’entretien des oies, tandis que le même jour, on fouettait les chiens sur la place publique pour les punir de leur coupable silence dans un moment aussi critique.
Sept ou huit cents ans après l’exploit des vainqueurs des Gaulois, on retrouve les oies en activité de service sur les remparts d’Argentoratum. Elles sauvèrent aussi cette ville des dangers d’un siège, dans la guerre que Julien soutenait contre les Alamans et les Francs qu’il battit sous les murs de cette importante cité ? Argentoratum est devenue Strasbourg.

Mais tout cela ne répond pas à la question :
Pourquoi dit-on bête comme une oie ?


Certains disent que c’est parce que l’oie se laisse plumer vivante sans
protester... .D’abord, cela n’arrive pas qu’à l’oie ! Et puis, nous ne pensons pas que ce soit le vrai motif. Si quelqu’un le sait, il nous fera plaisir de nous l’apprendre.
J’aurais aimé signer cet article, mais je n’ai fait, hélas ! que le recopier.
Qui donc a écrit ce plaidoyer en faveur des oies ? Jacques d’Esnée.
Quand ? Le dimanche 28 août 1898.
Dans quelle revue ? « Le supplément illustré » du « Petit journal »
Ce journal et quelques autres exemplaires ont été sauvés de la décharge où ils avaient été jetés.
Je n’ai rien trouvé sur internet concernant ce Monsieur d’Esnée.
Qu’en est-il des oies de nos jours ? Nous saluons celles qui passent au-dessus de nos têtes lors de leurs migrations. Nous mangeons de plus en plus de foie gras. Mais alors qu’autrefois il y en avait dans presque toutes les cours de nos maisons, pratiquement plus personne n’en élève de nos jours.
Et pour en finir avec les oies quelqu’un peut-il répondre à cette question :
Pourquoi dit-on bête comme une oie ?


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