Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

CHOUETTE SORTIE A VIVRE AUX VERTES VOYES

mercredi 20 juillet 2005, par Jean-Louis Pierre dit Méry


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L’association « Vivre aux Vertes Voyes » est composé de huit clubs qui gèrent des activités de culture et de loisirs très prisées, non seulement par les habitants des Vertes Voyes, mais au delà par beaucoup de ménéhildiens et d’argonnais.
Un club « Nature » développe son activité surtout à la belle saison. Il intéresse ses membres à la découverte et à une meilleure connaissance des plantes et des oiseaux. La journée de la chouette, cette année, a été fixée au 19 mars. Aussi, le soir du vendredi 18 mars, vers 20h30, nous sommes partis à vingt cinq de l’Espace la Fontaine. Nous sommes allés vers un chemin forestier situé près de l’étang de Florent, où les voitures furent garées. Nous voulions écouter le chant des chouettes hulottes.
Nous étions dans une petite clairière, assez loin des lumières et des bruits de la ville. Seules quelques voitures passant sur la route coupaient le silence et nous tentions de maintenir le calme en parlant bas, en évitant rires et éclats de voix. La nuit était relativement claire. En attendant le premier chant, nous avons observé le ciel et les étoiles. Grâce à Max Chaffaut et Claude Cappy, nous avons pu en fixer quelques unes dans la voûte étoilée : le grand et le petit chariot, Orion, l’étoile du berger, différencier une étoile d’une planète, car cette dernière clignote en permanence.
Mais tout à coup est venu caresser nos oreilles un ululement doux, répétitif, un peu triste. C’était bien le cri d’une chouette hulotte partant en chasse nocturne. Il fut bientôt repris par d’autres, en plusieurs points de la forêt. Temps des amours, de la nidation, chaque couple marque son territoire de chasse. Nous avons eu droit, ce soir là, à un véritable concert que nous avons écouté presque religieusement.

Journal La Hulotte – 08240 Boult-aux-Bois


Un léger brouillard commençant à tomber, nous nous sommes rappelés qu’en 2002, au cours d’une même sortie nocturne d’écoute, nous avions surpris, sortant d’un vol silencieux, du clocher de l’église Notre-Dame du Château, un couple d’effraies, appelées aussi dames blanches en raison de leur plumage ventral blanc. Il partait en chasse. Fabien Pékus, vétérinaire ornithologue qui nous accompagnait, nous avait fait un cours sur la vie des différents hiboux habitant nos contrées, ce qui fit que trente minutes plus tard, nous avons pu assister à leur retour, aussi discret, sans bruit, admirant au passage leur plumage blanc.
C’est pourquoi, reprenant les voitures, nous avons regagné Menou et la butte du Château. Regroupés face à l’entrée nord de l’église, en haut de l’escalier, nous avons attendu, sans bruit et bouche cousue, un éventuel envol qui, hélas, ne vint pas. Max Chaffaut, président de « V.V.V. » ayant envisagé cette possibilité, s’était muni de son ordinateur portable et d’un Cd-Rom sur la vie des rapaces nocturnes.
Installés sur le haut de la rampe de pierre du grand escalier, nous avons fait meilleure connaissance avec les différentes espèces de chouettes et hiboux vivant en France et dans notre région : les différents ducs (petit, moyen et grand), les chouettes effraies et les chouettes hulottes, ces deux dernières espèces étant les plus fréquentes en Argonne. Nous avons pu comparer leurs chants, leur reproduction en fonction de la nourriture (jusque huit ou dix œufs pondus sur plusieurs jours, couvés en même temps, ce qui donne des naissances décalées. Nous avons été surpris par leur relative mais grande envergure par rapport à leur faible poids (entre cent cinquante et deux cent cinquante grammes et les envergures allant jusque un mètre). Leur nourriture est surtout composée de souris, rats, mulots, petits oiseaux et même des oisillons d’une autre espèce de chouettes.
A cette occasion, Monsieur Risser, de Vienne-la-Ville, présent parmi nous, nous a montré un nichoir de sa fabrication, ayant pour but de protéger les jeunes hulottes, vu l’étroitesse calculée au plus juste de l’entrée. Il est composé de deux parties : couvoir et lieu de vie.
La soirée s’est achevée là, tous satisfaits de l’intérêt que peuvent susciter ces soirées « découverte », confortant les connaissances de chacun.

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