Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Félix Antoine Appert.

Un homme de Saint-Rémy-sur-Bussy devenu célèbre.

jeudi 18 décembre 2008, par Dominique Delacour


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Ses origines.
---------Félix Antoine Appert est né à Saint-Rémy-sur-Bussy le 12 juin 1817, deuxième enfant d’Augustin Appert, laboureur à St-Rémy et de Marie Rosalie Camusez. Son grand-père Nicolas Appert (1750-1804) y était notaire royal. Sa sœur aînée Marie Rosalie Appert (1816-1873) s’est mariée avec Jean-Baptiste Person, clerc de notaire à Auve.
---------Il a peut-être des origines communes avec Nicolas Appert, né à Châlons-sur- Marne en 1749 et mort en 1841, l’inventeur du procédé de conservation des aliments. En effet, Jean Appert, le grand-père de Nicolas Appert est né à St-Rémy en 1676. Il y exerce la profession de laboureur et y décède en 1750. Le père de Jean Appert se nomme Barthélémy Appert. Il est contemporain de Pierre Appert, né en 1648, recteur d’école à St-Rémy. Pierre Appert est l’ancêtre à la 5ème génération de Félix Appert. Mais les recherches généalogiques pour ces deux familles ne remontent pas plus loin, laissant planer un doute.

Sa vie familiale.
---------Pendant une de ses campagnes militaires en Algérie, au milieu du XIXème siècle, il fit la connaissance d’Ellinor Hoskier, dont les parents, danois d’origine, exerçaient à cette époque à Alger. Ellinore(1831-1901)entretenait des relations amicales avec la princesse Dagmer, fille du roi du Danemark, qui épousa en 1867, le futur empereur de Russie, Alexandre III.
---------Il se marièrent le 14 septembre 1850 à Alger. Mais si ce mariage enchanta les parents d’Ellinor, car le charme, le sérieux et la culture de Félix Appert, alors capitaine, les avaient séduits, par contre il déplut à M. et Mme Augustin Appert, ses parents à St-Rémy qui refusèrent d’y assister. De religion catholique, ils ne purent admettre l’union avec une luthérienne. Mais, quelques années plus tard, la femme du maréchal Randon (celui-ci était alors son supérieur), chrétienne de marque, prépara et fit entrer dans l’église catholique Mme Ellinor Appert. Dès lors, les relations entre les deux familles devinrent excellentes. Le couple Appert eut cinq enfants dont le parcours côtoya l’élite et la noblesse de France.

Son parcours militaire.
---------Elève du collège de Châlons-sur-Marne, entré à Saint-Cyr en 1836, il en sortit en 1838 pour rejoindre l’école d’état major jusqu’en 1839. Ensuite, il fut envoyé en Algérie où son oncle paternel Louis-Nicolas Appert était intendant en chef dans l’armée. Il y restera jusqu’en 1853.
---------Nommé lieutenant le 15 janvier 1842, il fit un stage dans les lanciers et passa capitaine le 6 août 1843. Attaché à l’état major du général Bugeaud, il se distingua à ses côtés à la bataille d’Isly en 1844 où il fut décoré de la croix de la légion d’honneur. Parmi les personnages du tableau du peintre Horace Vernet, au musée de Versailles, les traits du capitaine Appert sont reproduits avec d’autres officiers entourant le général Bugeaud. Très sollicité par ses supérieurs, notamment le maréchal Randon qui le gardèrent auprès d’eux. Le 28 mai 1853, il fut nommé chef d’escadron. Le général Pélissier, qui l’avait connu en Algérie, l’appela en Crimée et le prit pour aide de camp en 1855 et 1856. Le 12 août 1857, il fut nommé lieutenant-colonel et en 1858, ce même général envoyé en ambassade à Londres en fit son attaché militaire. A son retour en France, il fut nommé chef d’état major de la garde impériale de 1859 à 1862. Le 12 mars 1862, promu colonel jusqu’au 14 juillet 1870, cinq jours avant la déclaration de la guerre à la Prusse. Puis il fut nommé général de brigade.
---------Avec la deuxième armée, il prit part en cette qualité au siège de Paris et fut nommé grand officier de la légion d’honneur sur le champ de bataille de Champigny en 1870. Pendant la Commune, en 1871 et jusqu’en 1875, il commanda la subdivision de Seine et Oise et fut chargé de diriger la justice militaire de cette région.
---------Le 3 mai 1875, il fut nommé général de division. Après avoir commandé la 10ème division de 1877 à 1880, il prit le commandement du 17ème corps à Toulouse. Il y restera jusqu’au 12 juin 1882, date à laquelle il fut admis dans le cadre de la réserve.

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