Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Menou – août 1944

LA LIBERATION DE MENOU

dimanche 23 janvier 2005, par Madame Roudier


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Nous publions un nouveau témoignage :

« J’allais avoir 16 ans. Mes parents avaient un magasin de confection Rue Chanzy. Durant l’occupation mon père, qui faisait partie de la Résistance, avait, au fond du magasin, une grande carte de France et suivait l’avance des Alliés avec des petits drapeaux. La mère de l’actuel maire de Futeau, Eliette EMOND, venait au magasin pour lui apporter des messages qu’elle passait dans les talons de ses chaussures. Dès que j’entendais la sirène, j’étais toujours la première à partir en courant pour aller chez Monsieur POMPEY, électricien, Rue Camille Margaine. Il avait une cave sous le Château qui servait d’abri. Avant la Libération, nous y sommes restés trois jours et quatre nuits. Nous étions nombreux et il y avait aussi des bébés. Le 30 août 1944, nous sommes sortis de l’abri pour voir défiler les troupes américaines. Un peu avant, un de nos amis de Futeau, Maurice HUSSON, qui avait seize ans, a tué un Allemand au coin de la rue l’Herbette. Toute la rue Philippe de la Force brûlait. C’était très impressionnant. Je me souviens aussi que le lendemain, Jacqueline ROUDIER a fait sortir de chez mes grands-parents qui tenaient le bazar, au moins six ou huit Allemands qui s’étaient cachés dans la cave. Je les vois toujours sortir, mains sur la tête, c’était très impressionnant. Le défilé des chars avec les Américains qui nous jetaient du chocolat, des cigarettes et des chewing-gums, ce sont des moments inoubliables à jamais gravés.

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