Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Réunion de création du Dispensaire d’Hygiène sociale.

jeudi 25 juin 2009, par Jean-Pierre Vuillaume


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---------Cette première réunion voyait la création du Dispensaire d’Hygiène Sociale dont l’action principale était le dépistage de la tuberculose. Dans la séance du 15 mars 1934, M. Pougnant, maire de la ville, rappelle aux membres présents la reconnaissance due à l’Office Départemental d’Hygiène pour la ville de Sainte- Ménehould, qui, grâce à la bienveillance de M. Magny, Préfet de la Marne, s’est doté d’un dispensaire d’hygiène sociale et ce sans aucune rétribution de la ville ni de qui que ce soit.
---------Ce service fut installé dans les locaux situés derrière la mairie avec l’entrée rue Renard. Une pièce fut aménagée pour recevoir l’appareil de radiologie, M. Le docteur Henry étant chargé de son utilisation. Une infirmière est embauchée et le comité décide que le fonctionnement du dispensaire sera réglé comme suit :
---------- Le jeudi de chaque semaine, l’infirmière recevra à partir de 9 heures, les personnes envoyées par leur médecin traitant.
---------- Elle recevra également celles qui désirent une consultation du Médecin chef au sujet de leur état pulmonaire et interrogera ces derniers sur tout ce qui peut intéresser le médecin sur leur état de santé.
---------Tous ces renseignements seront consignés sur une fiche spéciale, pour décision par le médecin et transmise à l’Office d’Hygiène Sociale du département pour approbation.
---------Elle devra en outre se renseigner sur les personnes ayant été en contact avec eux, fumeurs, enfants, et les convoquer aux fins d’examen. Il est également du rôle de l’infirmière de passer dans les écoles pour peser et mesurer les enfants en vue de la visite médicale. De plus, tous les quinze jours, elle assurera la pesée des nourrissons. Tout ce travail devra être mentionné dans des livres spéciaux et il faudra établir une statistique pour les divers services.
---------Pour information au public, une plaque sera apposée à l’extérieur du dispensaire, libellée comme suit : «  Le dispensaire anti-tuberculeux est ouvert toute la matinée du jeudi à partir de 9 heures, jours de fêtes exceptés.  »
---------Durant l’année 1938, des crédits pour les travaux d’aménagement donnent les détails suivants : Dubois, menuiserie, 650,34 francs. Lambert, peinture, 115,00 francs. Prupey, électricité, 231,25 francs. Vergne, mobilier, 4,10 francs.
---------M. Vatier propose d’installer le téléphone et invoque les ennuis de l’infirmière, obligée de se déplacer jusqu’à la mairie pour téléphoner. L’installation s’élève à 162 francs. Un tronc est également placé dans l’entrée pour permettre à l’infirmière de disposer d’un pécule pour les œuvres charitables, le cas échéant. Lors de l’ouverture de celui-ci, il est compté 171,70 francs, plus trois pièces de 5 francs démonétisées !… Cette somme sera versée au livret de Caisse d’Epargne.
---------Un rapport de l’infirmière, Mlle Pichon, précise que, malgré les évènements (déclaration de guerre), le dispensaire fonctionne normalement, même pendant l’absence du Dr Henry, les consultations ayant été assurées par des médecins militaires. Suite au décès du Dr Henry, celui-ci est remplacé par son fils, Robert de son prénom, ainsi que par M. Laurent, pharmacien, en remplacement de M. Gaubert, également décédé.
---------Pendant l’occupation, le dispensaire sera réquisitionné et obligé de quitter ses locaux. Il sera installé provisoirement 14 rue des Prés, dans deux pièces mises à disposition par M. Hecquet. Il s’agit de son salon et de sa salle à manger « vides naturellement »… La mairie avait bien voulu fournir des poêles, des tables, des chaises et des bancs. Une remarque : « Il manque une chose essentielle », un paravent qui permettra à l’infirmière de s’isoler dans un coin de la salle, étant très difficile et très délicat de questionner un malade devant tout le monde. Une demande est donc faite pour trouver cet objet de première nécessité.
---------Le dispensaire fonctionnera à cet emplacement jusqu’en 1942. Une proposition de réinstallation dans son ancien local est demandée à M. le maire, l’autorité d’occupation ayant donné son accord. Le problème se pose pour le réaménagement et le remplacement du mobilier disparu, celui-ci ayant été pillé. Il est rajouté à cet état des dégradations sur le calorifère du chauffage central (éclaté), la glace au-dessus du lavabo a également disparu. « Toutes ces dépenses en remplacement formeront un total assez élevé et demanderont un examen profond ». Les choses s’arrangeront : dans sa séance du 8 août 1942, M. Aumignon, vice-président, fait part d’un entretien qu’il a eu avec M. Vatier, maire de la ville. Le département allait « meubler convenablement le dispensaire ».

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