Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

La page du poète.

Karine Collet.

mardi 16 mars 2010, par Nicole Gérardot


Version imprimable de cet article Version imprimable    Version PDF


          Quel plaisir de rencontrer une jeune femme charmante, souriante, sympathique et ….. argonnaise ! En effet, Karine a passé toute son enfance à la Placardelle, un hameau de Vienne le Château. Elle est revenue vivre dans la vieille ferme de ses grands-parents.
          Elle a toujours aimé l’Argonne, sa forêt, son passé. Déjà toute petite, elle aimait les livres. La lecture de romans, les longues promenades solitaires, les récits des vieilles personnes qu’elle écoutait attentivement ont certainement développé son imagination et son goût pour l’écriture. Elle nous a confié quelques poèmes. J’en ai choisi deux. Le premier, tourmenté, écrit au moment de l’adolescence ; Le second tout récent, écrit par une jeune femme épanouie, très proche de la nature. Mais Karine se consacre surtout à l’écriture de romans. Elle vient de sortir le deuxième : « Visions » dont l’action se situe bien entendu dans notre région et travaille d’ores et déjà à l’écriture du troisième.
          Toute l’équipe du petit journal lui souhaite bonne chance.

Le chant et l’oiseau. (14/10/85)


Toi l’oiseau bleu
Au plumage d’azur
Vole vers les cieux
Vole vers le futur
Va et recherche en vain
L’amie, le copain
Qui un jour viendra
Et me délivrera !
Chante-toi, bel oiseau
Chante par-dessus les flots.
Va crier mon malheur
La malheur de mon cœur
Pour que le chant de l’amour
Vienne me voir nuit et jour.


Qu’il vienne me bercer
Les longs soirs d’été
Je ne veux plus être solitaire
J’en ai marre de me taire !
Va transmettre ce message
Aux fous et aux sages,
Va leur dire que la fée
A perdu ses pouvoirs,
Qu’elle a perdu la clé
De tous ses miroirs.
Que seule dans son domaine
Où ne règne que la solitude
Elle voudrait briser ses chaînes
Détruire sa lassitude.




Hiver en Argonne (31 janvier 2010)



Ah ! Quel beau cadeau dimanche j’ai trouvé
Lorsque les rideaux à peine tirés
La tête endormie encore dans un rêve
Le ciel soit béni m’apporte une trêve
Dans la course folle de nos vies stressées.
Le temps un instant semble s’arrêter
Les flocons tombés dette nuit en silence
Redonnent à mon cœur les joies de l’enfance.
Petit-déjeuner à peine englouti
Vite des vêtements chauds, me voilà partie
Le monde est à moi, j’avance conquérante
Le souffle fumant, la lèvre tremblante.
Ce n’est pas le froid plutôt l’émotion
De revivre la fièvre et l’excitation
De mes joies de gosse, d’école buissonnière.
Le bus ne passe pas, vive les congères !
La route du village s’est évaporée
Magnifique décor où nul n’a marché.
Chacun reste au chaud, les chemins déserts
Pourtant il fait beau ce matin d’hiver !
Bientôt la forêt telle une carte de vœux
M’apparaît si belle, je m’en gave les yeux.


Les arbres aujourd’hui peuvent dormir tranquilles
Car l’homme des bois se sent malhabile
Sa vieille tronçonneuse restera rangée
Sur son établi ou dans l’atelier
Et j’avoue, bûcherons, franchement je préfère
Le doux pas craquant de ma botte légère
Au bruit dérangeant de votre machine
Qui tombe les géants, décime les collines.
Le « Croa » d’un corbeau relance ma promenade
Sur le blanc manteau mon regard gambade.
Déjà j’aperçois les traces familières
Le gibier enfin sort de sa tanière.
La chasse est finie et dans le lointain
Il n’y a nul bruit, le monde est serein
La nature figée sous la glace repose,
Blanche immaculée c’est à peine si j’ose
Marquer la poudreuse, y laisser ma trace.
Mais allons ma fille ! Eve a toute sa place !
Vas-y ! Cours et ris dans ce paysage
Explose de vie. Que sur ton passage
Ce coin d’paradis s’anime quelque peu
Rends hommage ainsi à ce jour radieux.


Répondre à cet article

Sainte-Ménehould et ses voisins d'Argonne
Association déclarée le 06 février 1998
Siége social : Hôtel de ville
B.P. 97- 51801 Sainte-Ménehould