Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

La page du poète

Christian Collin

lundi 21 juin 2010, par Nicole Gérardot


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C’est avec beaucoup de plaisir que je vous fais connaître Christian Collin qui a écrit le livre « l’Argonne, un pays merveilleux ».
J’ai pu entrer en contact avec lui grâce aux « Editions Serpenoises » de Metz. Il m’a gentiment répondu et, comme je lui demandais d’où lui venait cet attachement à l’Argonne, il m’a dit être né à Aubréville. Il a vécu dans ce village jusqu’en 1953 puis à Vraincourt et Auzéville avant de s’installer en Moselle. Il travaillait dans le commerce du bois et dérivés. Il habite maintenant à Aumetz où il est correspondant local du journal « Le Républicain Lorrain ». Il continue à écrire ses souvenirs, des contes et des poésies. Il m’a autorisée à publier ses textes. Le choix a été bien difficile. D’ailleurs pour faire plus ample connaissance avec Christian Collin, je vous invite à visiter son site internet :



Le menuisier


Il était menuisier, raboteur, ébéniste,
Il fabriquait des lits, des portes, des buffets,
C’était dans son métier un véritable artiste,
Il posait des cloisons, des lambris, des parquets.

Il lui manquait un doigt mangé par la toupie,
Cela se remarquait dans ses poignées de main,
Le voyant raboter, il me donnait l’envie,
De caresser le bois d’un admirable grain.

A la bouche un mégot, un crayon sur l’oreille,
Il sciait, délignait du chêne ou du sapin,
Je venais respirer une odeur sans pareille,
En rentrant de mes cours, c’était sur mon chemin.

Avec un grand respect, je le regardais faire,
Il semblait m’ignorer, penché sur l’établi,
Je restais sans bouger, pour ne pas le distraire,
Puis il se redressait, son ouvrage fini.

Il était menuisier, souvent dans la poussière,
L’atelier est fermé, les outils au repos,
Personne ne viendra les remettre en lumière,
Quand je passe par là, j’ai toujours le cœur gros.



Le tribunal des animaux


Ah ! S’il avait vu ça, monsieur de la Fontaine,
Se servant d’animaux pour asseoir son succès,
Venant de la forêt, de l’étang, de la plaine,
Ils étaient réunis pour faire son procès.

La Fourmi la première avait des doléances :
- Me traitant d’égoïste, il me fait bien du tort,
Je suis montrée du doigt, et pendant mes errances,
Je suis mise à l’écart, je vis un triste sort.

Mécontente elle aussi son amie la Cigale :
- Dire que tout l’été je ne fais que chanter,
C’est d’un vilain mépris, j’ai une autre morale,
Je sais me débrouiller sans avoir à quêter.



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