Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

PERSONNAGES CELEBRES

ROUYER Jean Eugène

(1821-1901)

samedi 24 octobre 1998, par Roger Berdold


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           Rouyer Jean Eugène est né à La Neuville au Pont en 1821. Très tôt, il montra de bonnes dispositions pour le dessin, ce qui lui permit , après de sérieuses études, d’entrer à l’école nationale des Beaux Arts, en 1846, à la section d’architecture. Grâce à ses facultés, mais aussi à sa persévérance, il fut lauréat du prix Dechaumes. Sorti de l’école très érudit et excellent juge des oeuvres passées, Rouyer se consacra d’abord à diverses publications artistiques très appréciées ; citons entre autres « L’art architectural en France (1859) : les appartements privés de l’impératrice aux Tuileries (1867-1868), la renaissance » ; tous ces ouvrages, d’un haut intérêt, remarquables par le choix des documents et par la fidélité des reproductions gravées, étaient considérés à cette époque comme d’excellents guides ; de plus, Rouyer aimait également les gravures françaises et son premier souhait, lorsqu’il eût obtenu le prix spécial pour la construction de la mairie du 10ème arrondissement, fut de faire sculpter la façade dans le style des maîtres de la Renaissance dont il s’était inspiré pour la composition de l’édifice. Il fut parmi ceux des architectes qui prirent part aux nombreux concours publics.
           Dès 1864, il recevait une première prime pour la construction de l’hôtel de la préfecture à Lille. En 1873, il était classé en second pour la reconstruction de l’hôtel de ville de Paris. De même, en 1879, pour l’hôtel de ville de Chauny et en 1866 pour l’hôtel de ville de Suresnes, il avait également adressé un projet pour la Sorbonne qui resta inachevé. Parmi les travaux plus récents exécutés sur des idées Rouyer, citons le petit hôtel de ville de la Neuville au Pont qui rehausse singulièrement l’aspect de la place communale du bourg natal de ce distingué architecte. A cela s’ajoutent l’Hôtel Dieu de Château-Thierry et l’hospice des vieux marins de Boulogne sur Mer, ce dernier, construit à la suite d’un concours qui eut lieu en 1877.

           La mairie du 10ème arrondissement, une des plus belles constructions du Paris moderne et une oeuvre actuellement très appréciée du public, fut le chef-d’oeuvre de Rouyer. Il y consacra plusieurs années de sa vie, sans trêve ni relâche, sans négliger aucun détail, si minime fut-il. La croix de la Légion d’Honneur lui fut attribuée à l’occasion de la réalisation de cet édifice. Plus tard, il fut encore récompensé par la médaille des salons de 1869 et 1870, la médaille d’archéologie décernée par la société centrale des architectes français en 1871. Lui-même fut élu à plusieurs reprises membre du jury d’un salon, tant on faisait appel à ses compétences en matière d’art. Il décédait en 1901.


Hôtel de ville de LA NEUVILLE-AU-PONT


Photo C. CAPPY


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