Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

« ON NOUS ECRIT »

samedi 17 octobre 1998


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COURRIER DES LECTEURS


          Vous avez en main le n°2 du Petit Journal.

          Notre but était de vous intéresser et nous voudrions savoir si nous y sommes parvenus : vous êtes les seuls à pouvoir nous le dire !

          Conscients qu’on peut toujours faire mieux et surtout convaincus que, pour qu’une association vive, il faut que ses membres participent, nous vous demandons maintenant de nous écrire pour nous communiquer vos remarques, critiques, suggestions et, pourquoi pas, nous proposer des projets d’article ou des idées permettant d’en rédiger.

          La connaissance de vos motifs de satisfaction, de vos réticences et de vos souhaits, sera pour nous une indication importante que nous nous efforcerons de prendre en compte.

          Dès le prochain numéro, nous souhaitons ouvrir une rubrique « courrier des lecteurs », dans laquelle nous publierons l’essentiel de vos envois.
          Alors, à vos plumes : pour l’instant, le tiroir est vide, à vous de le remplir !

François MOUTON


SOUVENIRS D’ENFANCE


          A partir de l’été 1919, venant juste d’avoir sept ans, mes parents, habitant à Sedan, m’amenaient en vacances d’été à « Sainte Menou », chez ma grand-mère maternelle. Celle-ci, veuve depuis 1913 de Monsieur Gustave DALY, ancien épicier, avait tenu avant la guerre de 1914, Rue Chanzy, près de l’hôtel Saint Nicolas, son commerce de gros et de détail, connu sous le vocable ancien et bien de cette époque, « Au Gagne Petit ».
          Ne pouvant plus demeurer là depuis le bombardement de sa maison, ma grand-mère avait trouvé, fin 1918, un refuge temporaire dans une maison sombre et vétuste, en bas de la rue du Château.
          Dès que l’occasion s’en présenta, elle racheta une maison sur le côté Nord-Est de la rue Gaillot Aubert, comportant un jardin dont le fond donnait sur un des bras de l’Aisne.
          L’immeuble voisin, vers l’Est, (que nous appelions la maison Pointud) était à l’époque une grande entreprise de collecte et de ramassage d’objets divers : peaux de lapins pour les fabriques de feutre, meubles, débris métalliques dont une partie devait provenir des reliquats des champs de bataille de l’Argonne. Du côté Ouest, l’autre maison était constituée d’un grand atelier de carrosserie hippomobile dirigé par Monsieur MICHEL. Ce dernier, avant 1914, y réparait les voitures à cheval des ménéhildiens et des environs. Profitant d’un grand atelier bien éclairé, servant parfois de salle de danse, Monsieur MICHEL s’initia rapidement aux travaux de tôlerie, pour répondre au nouveau marché des véhicules automobiles.
          C’est dans cette petite maison, encadrée de deux grandes entreprises, qu’à partir de juillet 1919, je venais passer mes vacances d’été, profitant pleinement de l’atmosphère rurale et bon enfant qui régnait dans cette rue. Le ménage de Monsieur et Madame MICHEL, très actif et serviable, se lia vite d’amitié avec ma grand-mère, en l’aidant de leur mieux dans sa vie quotidienne. Leur fils Jean, sensiblement de mon âge, devint mon compagnon de vacances et me fit découvrir une partie de la ville, mais aussi les plaisirs de la pêche à la ligne dans un bras de l’Aisne.
          C’est ainsi que chaque matin, après avoir fait mes devoirs de vacances, soit nous allions jouer aux billes, jeu fort à la mode à cette époque, soit explorer et découvrir un quartier inconnu de la ville ... Lorsque le temps le permettait et avec l’accord de nos parents respectifs, nous partions, sac au dos, vers le « Bois Daly », propriété de mes grands parents, pour y pique-niquer et en découvrir les coins secrets ...
          Une prochaine rubrique nous permettrait, peut-être, de connaître l’histoire et la géographie de cette petite plantation forestière.

Pierre BEGUIN
Ingénieur Agronome




RECETTE DE BONNE FEMME


« Semez vos soucis et vous récolterez du bien-être »


           - Mettre dans un faitout 500 g. de vaseline et 500 g. de fleurs de soucis (ou moins en respectant les mêmes proportions),
           - Chauffer à feu très doux, jusqu’à obtenir un léger frémissement (ne pas faire bouillir),
           - Laisser refroidir lentement,
- Effectuer cette opération trois fois (une fois par jour durant trois jours),
           - Le quatrième jour, filtrer (à chaud),
           - Jeter les fleurs.

          Le mélange vaseline et extrait de soucis sera mis en pot et durant tout l’hiver vous disposerez d’une crème adoucissante et antiseptique pour vos mains.
          Plus de gerçure, plus de crevasses !

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