Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

L’instruction à Sainte-Ménehould.

vendredi 24 septembre 2010, par Jean-Claude Léger


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L’uniforme :
Si le paysage industriel reste encore marqué par les petits ateliers, les usines commencent à se créer, les besoins se faisant ressentir. Les guerres continuelles n’interdisent pas la croissance de certains secteurs qui connaissent un « démarrage » annonciateur de la révolution industrielle du XIXème siècle. C’est le cas de la complémentarité entre l’industrie cotonnière et l’industrie chimique. Là sont à l’œuvre « les aventuriers du siècle », comme les frères Ternaux, qui ont plusieurs fabriques de draps à travers la France. Ils concentrent dans leurs usines les machines à filer le coton, à le tisser et à le teinter. Le décret impérial du 2 juillet 1808 met fin aux draps bleus indigo, cette drogue de teinture provenait des colonies. Le drap indigo servait à la confection de l’uniforme des élèves des lycées, collèges, institutions et pensionnats dépendants de l’université Impériale. Les manufactures seront approvisionnées en draps par les frères Ternaux qui vont filer le coton teinté en drogues indigènes.
En exécution de ce décret les élèves des lycées porteront un uniforme se composant d’un habit de drap gris fer, veste et culotte pareilles ; collet, revers et parement rouge vif couleur ponceau. La taille sera droite sans aucune découpe, comme pour l’infanterie de ligne. La doublure sera en serge de la couleur des revers, les poches seront placées dans les plis de l’habit. il ne sera rien changé quant aux chapeaux et boutons en vigueur depuis l’arrêté du gouvernement du 5 frimaire an 11.
Le Principal du collège M. Florentin recommande en 1846 l’uniforme mais il n’est point de rigueur. Les mêmes termes seront employés en 1869 par le Principal M. Sallé.

Les compositions des prix pour l’école secondaire :
Dès le 24 juillet 1806 le bureau d’administration précise les règles de l’examen des compositions. L’examen sera fait par le bureau d’administration et en présence de messieurs Maucler, législateur, Buirette, ex principal, Buirette, professeur émérite, Pellerin, juge au tribunal civil, Deligny, curé de Sainte-Ménehould et Noël, secrétaire de la sous-préfecture ; lesquels sont invités pour assister et concourir audit examen. La distribution des prix ne cessera jamais d’être faite.
Monsieur le Baron Pérignon, député de l’arrondissement de Sainte- Ménehould, adresse un courrier en date du 11 août 1838 à Messieurs les membres de l’instruction publique, dont la teneur suit :
« Désirant prouver à tous mes compatriotes l’intérêt bien vif et bien naturel que je porte aux jeunes élèves du collège où mon père a reçu sa première instruction, j’ai promis de donner un prix d’honneur.
Je vous prie Messieurs, de donner ce prix à l’élève qui par son travail, sa conduite, ses succès, tient le plus pour le présent et promet le plus pour l’avenir. je n’entends pas du tout restreindre votre arbitrage, choisissez parmi tous, le plus méritant »

Votre bien dévoué compatriote


Signé Baron Pérignon


En conséquence le bureau va décerner, le 14 août suivant, ce prix à l’unanimité des voix, sur la proposition de Messieurs les fonctionnaires du collège, au jeune Thierion François Jules de Givry, un élève pensionnaire de la classe de 6ème.

A suivre……


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