Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

La rubrique de Jeannine CAPPY

Les gaufres de ma grand’mère Julia

lundi 20 décembre 1999, par Jeannine Cappy


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Cette recette traditionnelle est destinée à régaler au moins douze personnes et à réchauffer les longues soirées d’hiver (ne surtout pas faire l’erreur de compter les enfants pour un demi adulte, ils mangent autant qu’un adulte entier !).
La pâte (ou BADREE, ou GAUDREE) se prépare quelques heures à l’avance. Il faut :
- Un kilo de farine - 12 œufs - 500 grammes de beurre - 1 litre de lait - environ 1 litre d’eau (quantité variable suivant la qualité de la farine) - 40 grammes de levure de boulanger - 2 bonnes pincées de sel - 4 ou 5 cuillerées à soupe de sucre - un peu de rhum pour parfumer.
Faire fondre le beurre très doucement. Il doit à peine être liquide.
Dissoudre la levure dans un peu de lait.
Verser la farine dans un grand faitout.
Attention, la pâte « monte » beaucoup.
Creuser une fontaine. Y mettre les jaunes d’œufs, le sucre, le sel, la
levure.
Délayer, petit à petit, avec le lait et l’eau, en quantité suffisante, pour
obtenir une pâte fluide, mais pas trop.
Ajouter le beurre fondu et le rhum.
Couvrir et laisser gonfler dans un endroit tiède, à l’abri des courants
d’air.
Au dernier moment, ajouter un peu d’eau si la pâte a trop épaissi, et
les blancs d’œufs battus en neige. Bien mélanger.
La cuisson ne se fait pas d’avance. Des gaufres sont bien meilleures
au sortir du gaufrier, quand elles sont bien chaudes et croustillantes,
avec juste un peu de sucre ou de la confiture.
Boisson recommandée : le cidre.
De nos jours, tous les gaufriers sont électriques, ce qui permet à la maîtresse de maison d’officier assise, parmi ses convives.
Mais, jusqu’il y a une cinquantaine d’années, on cuisait les gaufres sur le feu, soit à l’âtre, soit sur la cuisinière. On utilisait un gaufrier en fonte noire, muni de deux longs manches, permettant de le manipuler sans se brûler.


Ce gaufrier s’emboîtait dans un support rond et on pouvait ainsi le retourner et cuire la gaufre des deux côtés.
On utilisait un support trépied, si la cuisson se faisait à l’âtre, la « patronne » étant assise sur une chaise basse, celle-là même qui servait à langer les bébés.
Sinon, il fallait rester debout, le support étant mis à la place des « ronds » de la cuisinière.
A cette époque, la « MAILLARD » trônait dans nombre de maisons : belle grosse cuisinière noire, en dessous de laquelle on allumait de grands feux de bûches apportant chaleur, lumière et gaieté.


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