Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Les vitraux de l’église de Hans

jeudi 22 septembre 2011, par Jean Maigret


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Description des vitraux


La messe en Kabylie (N° 11).
Au-dessus de la porte nord, se trouve une magnifique reproduction d’un fort beau tableau d’Horace Vernet, la messe en Kabylie. Il rappelle un épisode de la campagne d’Algérie auquel le général a participé.

« J’y tenais, dit le donateur, ayant assisté à la cérémonie dans ma jeunesse. La messe fut demandée par le gouverneur général, comte Randon, quoique protestant alors, mais qui depuis se fit catholique. Elle fut célébrée par le R.P. Régis, abbé de la Trappe de Staouéli ». Pour donner plus d’intérêt à son œuvre, l’artiste a choisi le moment de l’élévation : le prêtre offre l’Hostie sacrée aux adorations de l’armée catholique, victorieuse de l’islamisme, tous les soldats ploient le genou, le drapeau s’incline devant le Dieu des armées, la poudre elle-même rend hommage à celui qui donne la victoire : une longue traînée de flammes et de fumée fait comprendre que la voix terrible du canon vient de retentir. Au fond du tableau se dressent les montagnes de Kabylie parsemées de sources d’eau chaude. En avant de la scène sont rangés les spahis dont le brillant costume sert d’encadrement à cette imposante solennité. Dans l’angle à droite, on remarque une cantinière soutenant un pauvre blessé qui a voulu, lui aussi, avoir sa part d’une si belle fête.




Ce vitrail a été donné en souvenir de Madame et de Mademoiselle Heine (branche catholique), insignes bienfaitrices de l’église Notre-Dame du Soldat.

La reconstruction de l’église de Hans (7).
La grande fenêtre à trois baies qui termine le transept nord est occupée par une scène d’un tout autre genre.
Désireux de faire revivre et de perpétuer à travers les âges le souvenir de la reconstruction de la très intéressante église de Hans, le principal bienfaiteur a tenu à placer dans cette fenêtre un vitrail historique. La scène représente la reconstruction de l’église de Hans.
Dans le fond se dresse la façade latérale d’une église qui rappelle à peu de chose près l’état actuel de l’édifice. Le second plan offre le spectacle d’un chantier en pleine activité : de chaque côté, de lourds attelages amènent les matériaux ; les ouvriers sont dispersés ça et là, chacun à sa besogne : tailleurs de pierres, bardeurs et poseurs, personne n’y manque. On pourrait reprocher au peintre verrier d’avoir donné trop d’importance à certains détails : je citerai par exemple un ouvrier buvant, qui occupe au premier plan une place beaucoup trop en vue pour le rôle qu’il joue dans le vitrail.

Les regards du visiteur sont attirés par un groupe à part qui figure au premier plan dans la baie du milieu. Une dame, en costume du pays, fait l’aumône à une famille pauvre ; près d’elle se tient un jeune homme, qui lui ressemble et lui présente le plan de l’église : c’est la châtelaine du lieu venant visiter les travaux en compagnie de son fils. L’artiste a tenu à les peindre sous des traits bien connus, unissant ainsi le présent qui restaure le passé qui a créé. Un peu en arrière de ce groupe, on voit un prélat qui semble se hâter vers l’église : c’est l’évêque comte de Châlons, Gérard de Douay, qui vient encourager les habitants, ses diocésains, dans leur généreuse entreprise. Il est représenté sous les traits de Charles-Antoine-Henri du Val, comte de Dampierre, évêque de Clermont depuis la restauration du culte jusqu’en 1833, date de sa mort.










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