Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Un peu de tout

jeudi 14 juin 2012, par John Jussy


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Jacques Jouêtre a quitté l’Argonne : Ceux qui ont pu suivre une visite à l’exposition du Bois d’Épense se souviennent : des assiettes, des plats, des bénitiers, des tableaux et des livres anciens, et le maître des lieux : Jacques Jouêtre. Toujours accueillant, toujours disponible, Jacques faisait partager son savoir et sa passion de collectionneur. Quand un jour Jacques m’a conté l’histoire de Mme Bernard, la patronne de la faïencerie de l’époque, représentée au centre de l’assiette, j’ai vu dans le jardin arriver une belle dame, avec son ombrelle ; c’était elle, c’était Jacques qui m’avait fait voyager dans l’Argonne d’hier…
Jacques était avocat. Originaire de Montélimar, il avait connu notre pays quand sa grand-mère y était venue pour des raisons de santé. Jacques travaillait à Paris mais revenait chaque week-end en Argonne. Et c’est au début des années 80 qu’avec son ami Henri Martin il s’installa au Bois d’Épense, là même où avaient été les ateliers qui allaient produire les assiettes dites « Des Islettes ». Ces expositions de l’été dans la chapelle étaient devenues un des atouts du tourisme argonnais et donnaient une idée de ce qu’aurait pu être un musée ; mais ce musée, raison de vivre des deux collectionneurs, et baptisé par Jacques lui-même « musée imaginaire », ne verra malheureusement jamais le jour. Jacques Jouêtre repose aujourd’hui au cimetière de la Placardelle. Mais Jacques sera toujours là ; je ne peux voir une de ces faïences sans revoir notre ami virevoltant au milieu de l’exposition, dans la belle et humble chapelle.

Un livre en hommage à son grand-père : C’est en hommage à André Boissac, son grand-père, que Frédéric Boissac a écrit ses mémoires, « son voyage avec pépé » comme il dit. Frédéric a emmené son grand-père en Corrèze, sa région d’origine. C’est écrit comme une pièce de théâtre, l’auteur voulant rester fidèle aux paroles. Extrait : « Bon, elle a été prise où cette photo pépé ? et quand ? – Elle a été prise en Corrèze, à côté d’Eyrein et de Montaignac, dans la forêt, en 43 ou 44, je sais plus très bien. – mais alors, comment t’es rentré dans le maquis ? Et pourquoi ? Raconte un peu ! » Car le pépé a fait la guerre… C’est écrit presque comme une pièce de théâtre, émouvant. Et le texte est parfois ponctué de bons mots : « Certains s’entêtent à être les derniers témoins d’un passé à jamais révolu ». Livre « Voyage au bout de la Corrèze » par Frédéric Boissac, 2011.

Institutrice : Robert Canivet qui vient de découvrir le numéro 51, signale que dans la liste des institutrices (article photo de classe) il manque un nom. Notre lecteur pense à Mme « Jagnard », sans certifier l’orthographe. Robert Canivet trouve notre journal « plein de nostalgie ».

Hôpital Larrey : Louis Ferin de Bucy-le-Long dans l’Aisne qui fait des recherches sur un soldat de son village (guerre 14-18) qui est mort à l’hôpital Larrey de Sainte-Ménehould nous a demandé des renseignements sur cet hôpital. Nous lui avons aussitôt envoyé des cartes postales anciennes : l’hôpital Larrey était installé dans la salle des fêtes de l’époque, c’est à dire l’actuel Kappitel. Mais cette demande nous a amenés à une réflexion : qui était ce monsieur Larrey ? Comme quoi ce sont souvent les lecteurs qui nous suggèrent des idées d’articles. Nous les en remercions.


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