Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

La page du sourire

Fait divers ou chaussure à son pied.

mardi 18 décembre 2012, par Jean-Pierre Vuillaume, Luc Delemotte


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Un accident du travail heureusement sans conséquences fâcheuses pour l’intéressé a eu lieu dans la fonderie Lallement, installée avenue Bournizet à Sainte-Ménehould.
Cette usine, spécialisée dans la fabrication d’accessoires en fonte pour voirie (plaques d’égouts, gargouilles de trottoirs, etc.), emploie pour cette fabrication bon nombre d’ouvriers.
Parmi ceux-ci un manutentionnaire du nom de Bry Henri, plus connu sous le surnom de « Schliguette » (orthographe non définie) était occupé à déplacer des plaques de fonte particulièrement lourdes quand l’une d’elles glisse, lui tombant sur le dessus du pied, lui écrasant le bout de la chaussure.
Ses collègues s’apercevant de la situation se précipitent pour le secourir, mais « Schliguette », gardant son calme et pour rassurer tout l’entourage précise tout naturellement : « Vous pressez pas les gars, j’ai trois pointures de trop ».
Puis, quand même dégagé de cette mauvaise posture par ses camarades, ils constatèrent effectivement que le pied d’Henri n’avait pas souffert.
Comme quoi ne pas trouver « chaussure à son pied » peut quelquefois avoir des avantages.

Que s’etait-il passé ?
A la fonderie Lallement le travail ne manquait pas. La plupart des ouvriers étaient manutentionnaires et costauds car le travail était pénible. Le patron, lui aussi de forte taille, remarqua dans l’atelier un employé pas très grand et mal habillé prénommé Henry mais que ses collègues appellaient « Schliguette ».
Suite aux remarques désobligeantes de son patron, le fameux Schliguette lui répondit fort justement que s’il était mieux payé, il pourrait s’acheter de quoi se vêtir correctement. Belle logique.
C’est alors que le patron alla dans son bureau et revint avec des chaussures. Le seul problème était que M. Lallement chaussait du 45 et Schliguette moins de 40…

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Cette histoire, tout Menou s’empressa de la colporter et d’en enjoliver le récit. On racontait qu’un jour notre homme avait eu le pied coincé dans le contre-rail au passage à niveau de la rue Florion. Alors que la Micheline arrivait, il aurait crié aux passants affolés : "N’ayez pas peur, Schliguette a de grandes chaussures…

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