Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

La rubrique de Jeannine Cappy

La galette des Rois

mercredi 14 février 2007, par Jeannine Cappy


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L’avis du spécialiste...
Apprécié des ménéhildiens pendant presque trente ans, Lucien Lejeune, l’ ancien boulanger du « Grillon d’Argonne », rue Chanzy avait repris cet établissement à la suite de ses parents en 1976.
Son épouse Marie-Paule tenait le magasin et il faut bien reconnaître, d’ailleurs, que c’est surtout elle que connaissaient les clients : lui n’avait guère le loisir de quitter son fournil.Jusqu’à sa retraite en 2003, il a confectionné des centaines de galettes, de quoi régaler d’innombrables gourmands autant que gourmets. Il se souvient :

« J’ai d’abord été apprenti à Saint Martin d’Ablois en 1956. A cette époque, la galette des Rois, c’était seulement une plaque de feuilletage sans crème au milieu. On faisait un petit bourrelet au bord pour pouvoir y dissimuler la fève, petit baigneur ou quartier de lune que le patron mettait aussi dans les brioches en couronne.
Vers la fin des années 70, quand les fèves représentant des sujets variés, animaux ou autres, ont fait leur apparition, les clients n’en voulaient plus d’autres, sinon, ils n’achetaient plus nos galettes !
Petit à petit, on nous a demandé les galettes plus tôt, à partir du premier janvier et même si on avait voulu respecter la date traditionnelle, on était bien obligé de suivre la demande de nos clients. Chaque année, on en vendait un peu plus, jusqu’à 400 sur deux ou trois semaines., dont 200 environ le jour des Rois.
Tous mes pâtes feuilletées étaient faites au beurre. La garniture la plus courante restait la frangipane, mais j’en faisais aussi à la crème pâtissière parfumée le plus souvent au rhum. Un essai au Cointreau et à l’écorce d’orange n’a pas eu un grand succès. Les pommes aussi étaient bien demandées. J’utilisais principalement des reinettes, coupées en cubes et revenues au beurre auparavant.
J’ai tout de même quelques souvenirs cuisants, par exemple un geste malencontreux faisant basculer la plaque de cuisson au sortir du four, adieu les galettes.....écrasées par terre !.. »


Pour que vous puissiez vous aussi confectionner votre galette des Rois, Lucien Lejeune a expliqué sa recette de A à Z. Vous la trouverez à la page suivante.


Autres galettes...

Il y a celles qui se mangent, comme les crêpes en Bretagne qui sont là-bas appelées « galettes », et celles qui ne se mangent pas : par exemple, les chapeaux plats baptisés « galettes » eux aussi. On peut vous souhaiter d’avoir de la galette, ce qui signifie de la fortune. Cette expression ferait référence à la forme des pièces de monnaie. Par contre, mieux vaut que vous n’ayez pas le porte-monnaie plat comme une galette !

En Argonne, Valmy a son moulin, la galette a le sien à Paris.
Autrefois, les hauteurs de Montmartre étaient couronnées de moulins. Le moulin de la galette doit son nom à un petit pain de seigle appelé « galette » que le meunier DEBRAY débitait accompagné d’un verre de lait. Malheureusement, en 1814, lors du siège de Paris par les cosaques, le meunier de l’époque finit dépecé et cloué sur les ailes de son moulin au terme d’une défense désespérée. Quelques années plus tard, ses descendants, commerçants avisés, transformèrent le lait en vin et leur moulin en cabaret.

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