Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

L’hôpital pendant la grande guerre.

mercredi 27 mars 2013, par John Jussy


Version imprimable de cet article Version imprimable    Version PDF


« «  L’hôpital a joué un rôle important pendant la guerre 14-18, mais a aussi subi des dommages. Le 4 septembre 1914, le matin, des cavaliers allemands entrent dans la vile par le faubourg des Prés. Puis suivra l’infanterie et les ennemis vont occuper la ville, pillant les maisons, saccageant et prenant des otages. Des soldats allemands seront amenés à l’hôpital, avec les problèmes de compréhension dus à la langue.
Cette occupation ne durera que 10 jours, les Allemands battant en retraite dès le dimanche 13 septembre dans une grande confusion et sous la canonnade. La ville va alors retrouver un relatif calme. L’hôpital a deux ou trois infirmiers et un médecin allemand pour 200 blessés, des ennemis abandonnés et quelques Français.

Puis vient l’époque de la guerre des tranchées en Argonne, la ville de Sainte-Ménehould devenant alors un immense hôpital. Toutes les salles libres sont réquisitionnées pour abriter les blessés, comme le collège Chanzy qui deviendra l’Hôpital Chanzy ou la salle des fêtes place de l’Hôtel de ville qui deviendra « L’Hôpital Larrey ». L’hôpital de la rue Florion est un maillon important du dispositif et 2432 blessés passeront en 9 mois dans l’établissement.
Mais, malgré l’éloignement du front, Sainte-Ménehould va subir des dommages dès 1915 : le 26 avril aura lieu le premier bombardement avec 70 obus. L’année 1918 sera également une année de destruction : un train blindé situé à 15 km envoie des obus sur la ville dont un de gros calibre qui tombera près de l’hôpital. Le train sera détruit mais les bombardements continueront et l’hôpital sera atteint le 6 juillet 1918. A chaque fois on évacue, l’hôpital y compris, puis on revient rapidement le danger passé.

M. Collin éditera en 1920 un plan indiquant les points de chute des obus sur la ville : 2278 obus, 166 bombes, 4 torpilles. Sur le plan on voit trois impacts sur les bâtiments de l’hôpital. L’un des obus a atteint le mur près du porche comme le montre la carte postale de l’époque.

- - - - - - - - - - - - - - -


A lire : « Hôpital, 1500 ans d’histoire », 1988 – « Les sœurs de Saint-Charles » 1988- « Sainte-Ménehould et ses environs » par E. Baillon, 1957 – Bulletin municipal hors série de novembre 1998.

Employés de l’hôpital en 1950



Rang du haut : Vautrin Simone, Loppin Jeannine, Fiaux Geneviève, Aumignon Reine, François M. Thérèse, Mme Buckmann, Dorizy Bernadette, Chablin M. Thérèse, Dorizu M. Thérèse. Intermédiaire : Francine.

Second rang : Jardinier, Tramwez, Malterre Jeanine, Gomérieux Emile, Duboisy Arlette, Martin André, Houssart Gaston, Houssart Jeanine, Grasset Gilbert.

Troisème rang : Mme Lequerme, Schillé Anna, Mme Vautrin, Desingly Marthe, Geindre Juliette, Rheinbold Thérèse, Lafrançaise Lucienne, Royer Thérèse.

Rang du bas : M. Lazzarin, M. Prin, M. Yharalo, M. Buache, « Secrétaire », M. Vasset, Hecquet, Dr Moiro.

Photo : Collection Georges Podevin

Répondre à cet article

Sainte-Ménehould et ses voisins d'Argonne
Association déclarée le 06 février 1998
Siége social : Hôtel de ville
B.P. 97- 51801 Sainte-Ménehould