Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Un peu de tout et courrier des lecteurs

lundi 16 décembre 2013


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Un amoureux de l’Argonne : Il y a des années de cela, la flamme postale de la ville portait cette inscription : « Bien douce est l’Argonne pour qui la connaît ». Aujourd’hui on pourrait ajouter « pour qui la découvre ». C’est ce qui est arrivé à Bernard Vanderlinden-Dolbran, un habitant de Bruxelles qui, revenant du sud de la France, devait traverser l’Argonne et eut l’idée d’y faire halte pour la nuit. Tombé amoureux de la région, notre homme a même décidé de s’y installer et d’y reprendre un commerce. C’est avec une prose emplie de poésie que Bernard fait l’éloge de l’Argonne.

Très chère Argonne,
Ce 18 novembre 2013, voilà à peine 24h00 que je t’ai quittée et tu me manques déjà cruellement. Qu’en conclure, sinon que j’éprouve pour toi de troubles sentiments oscillants entre vénération, tendresse et complicité. Il doit donc s’agir d’amour, n’ayons pas peur d’un mot porteur de tant de sous-entendus et de non-dit, par pudeur et discrétion, mais aussi de vastes espoirs. Car l’amour, n’est-ce pas avant tout regarder ensemble dans la même direction ? Moi, citadin bruxellois exaspéré par les bruits, pollutions et hystéries frénétiques d’une ville, - pas vraiment une mégalopole, mais presque, ne manquant toutefois pas de multiples charmes malgré son teint à l’azur trop souvent chiffonné-, j’ai vu en toi les qualités indiciblement précieuses de celles dont les courbes, forêts, paysages, atmosphères et silences dépassent l’entendement. Frappé par l’évidence de tes foudres intellectuelles, sensuelles, esthétiques et historiques, je reviens désormais en toi avec une régularité de métronome fasciné.
Notre inoubliable rencontre fut le fruit du hasard. Remontant, l’été 12, de Vichy et de Corrèze avec mon fils, au volant de ma camionnette –Léon pour les intimes-, en direction de notre ville-patrie bruxelloise, un coup de barre, de profonde lassitude, s’empara de moi au carrefour des Islettes, où il nous restait trois heures d’asphalte avant d’être rendus. Au-dessus de mes forces, il fallait d’urgence trouver une auberge accueillante pour la nuit. Direction ouest, donc, objectif Sainte-Ménehould, ou, à défaut, Reims. Place du général Leclerc, à Ménou l’enseigne du Cheval Rouge me saute aux yeux. L’affaire est pliée dans la seconde, et sous les combles, nous tombons bien vite dans les bras de Morphée. Le lendemain matin, remontés comme des coucous, l’heure de la première révélation argonnaise sonna.
Quand tu m’invites, ma belle, à pied ou à vélo, dans tes forêts mystérieuses, sauvages, aux verts aussi sublimes que variés -sans même évoquer tes si sexy robes automnales- je n’y suis que ton hôte, respectueux, ébloui, énamouré, mon divin canin trottinant à mes côtés. Tu t’y révèles un gouffre, un abîme de félicités sensorielles : odorat, vue, ouïe tournent à plein régime. Que désirer de plus ou de mieux ? Au plaisir donc de me recueillir au plus vite au cœur de tes charmes.
Prends soin de toi ma belle. Un rude hiver s’annonce mais il te permettra de préparer dans la sérénité des frimas un printemps de légende, je n’en doute pas.
Plus que tendrement à toi.

Bernard Vandenlinden-Dolbran

Giselle Ivanes et Simone Aubourg : Elle le dit avec force, malgré son grand âge, Simone Aubourg, notre lectrice de Châlons : la page 4 du n° 59 comporte une énorme erreur sur les noms des personnages. Nous avons écrit, concernant la dame qui jouait du piano : « Giselle Ivanès, alors Giselle Aubourg ». Sur la photo il s’agit bien de Giselle Ivanès, une personne qui n’a rien à voir avec la famille Aubourg, si ce n’est que Giselle et Simone se connaissent bien ? Simone Aubourg devenue Simone Toussaint vit aujourd’hui une retraite paisible d’institutrice. Elle a enseigné à Vanault-le-Châtel et à Sainte-Ménehould où l’un de ses élèves s’appelait John Jussy !

Soldat Lepenant Louis-François, suite : Dans le n° 53 de décembre 2011 du Petit Journal, nous avons évoqué la triste histoire de M. Lepenant Louis-François, fusillé pour l’exemple en décembre 1915 à Moiremont. Aujourd’hui, grâce au combat et à la persévérance de sa famille, à de nombreux relais, en particulier M. Michel Coupard, élu et passionné d’histoire, aux anciens combattants de la Manche, au Conseil municipal de Marcilly, M. Lepenant Louis figure sur le monument aux morts de sa commune, Marcilly. Le mal est réparé. L’événement s’est déroulé à l’occasion du 11 novembre 2013 et a été relayé par de nombreux médias. Prochainement FR3 diffusera un reportage sur cette affaire. Modestement le Petit journal se félicite d’avoir contribué à ce résultat.
Suite à notre article paru dans le numéro 53, un lecteur se présentant sous le nom de « Achache » écrit : « Cet article entretient la perpétuelle confusion à propos des fusillés pour l’exemple. Ce soldat n’a pas été fusillé pour l’exemple mais pour désertion. » Le lecteur demande aussi de la « rigueur intellectuelle » ainsi que de ne pas « ressasser les amalgames sentimentaux ». Des propos repris par « Alain » qui précise que les faits sont notés dans le JMO du 25éme RI 26N600 002 à la date du 10 décembre page 47. Un troisième lecteur éprouve quant à lui une « réelle lassitude de voir que tous les fusillés passent pour avoir été exécutés pour l’exemple ». Des avis que nous devions relater…

Photo mystère : Une lectrice d’Avignon a pu identifier les comédiens amateurs. Colette Pabst (sœur de Robert Noël) mariée à Louis Pabst junior, se souvient de cette époque. « Il n’y avait pas beaucoup de distractions, alors des amateurs faisaient du théâtre, pour le plaisir… » dira l’ancienne Ménéhildienne. Si les répétitions avaient lieu dans la maison des œuvres, les représentations étaient au Casino

De gauche à droite : Nicole Baillon, Jean Obellianne, Louis Pabst (Richelieu) Paul Marguier,
pas de nom pour le dernier


A propos des bouteroues ou des chasse-roues : Inutile de chercher ces noms dans un dictionnaire récent ; ils ont disparu du langage. Retour donc dans un Larousse de 1950 : « borne placée aux angles d’un édifice ou d’un portail, pour le préserver du choc des voitures ; chasse-roue : borne ou arc métallique destiné à empêcher les roues de détériorer les murs ». A noter que l’on peut écrire au singulier chasse-roue ou chasse-roues et que le pluriel est des chasse-roue ou des chasse-roues. Petite anomalie : à chasse-roue, le dictionnaire dit : « on peut dire aussi boute-roue », écrit en deux mots alors que quelques pages précédentes bouteroue est écrit en un seul mot. Et notre ordinateur moderne souligne « boute-roue » en rouge.

Le nom de Pierre Foucault disparaît : Il est rare qu’une personne perde son nom alors que celui-ci désigne une rue, une place, un bâtiment. On a bien eu Victor Hugo qui a vu la moitié de son avenue donnée à Jean-Baptiste Drouet. La piscine municipale est fermée, remplacée par le grand centre aquatique qui porte le nom « Aquarelle ». Autrefois il y avait « la nautique », lieu où on allait se baigner dans la rivière et association dont le président était Pierre Foucault, commerçant de la cité. Puis est venue la piscine découverte qui aura rendu bien des services pendant 50 ans.

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