Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Editorial

dimanche 30 mars 2014, par John Jussy, Patrick Desingly


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Le dimanche 2 août 1914, la mobilisation générale était décrétée. La France ne voulait pas la guerre, mais tous s’attendaient à une lutte violente mais brève. A la gare de l’Est, « les réservistes » criaient « à Berlin » en écho sans doute au « Nach Paris » entonné de l’autre côté.
Les premières échauffourées avaient porté la France à l’avant mais cela fut de courte durée. Aussi, après des replis successifs dans une grande incertitude, Joffre décidait de combattre sur la Marne. Le 13 septembre, les Allemands repassent l’Aisne et s’enterrent, rendant impossibles toutes attaques frontales. Les Français doivent en faire autant.
La guerre des tranchées commençait avec toute son horreur et sa barbarie, la boue, les poux, la pluie, le froid, les obus, les gaz, les mines, les attaques et les contre-attaques pour quelques arpents de terre.
Mais en même temps, au moment où le choix des armes et les stratégies devenaient l’essentiel, où le devenir du pays primait sur toute autre considération, il n’est pas inintéressant, à l’occasion de ce 100ème anniversaire, de lire ou relire les correspondances, « fort nombreuses » du reste, de l’état d’esprit de nos poilus face à ces évènements et de comprendre l’enfer qu’ils ont connu.
Certains diront que ce problème est minuscule face à l’essentiel mais n’oublions pas qu’en histoire, tout se tient, l’infiniment petit et l’infiniment grand.
Cent ans après, en Argonne, que reste-t-il ?<br>
De nombreux cimetières, tant français qu’allemands, de nombreux villages médaillés de la Croix de Guerre, de nombreux vestiges et la ferme volonté de bénévoles d’œuvrer au sauvetage de ces sites pour montrer un visage authentique à l’horreur de cette époque et surtout ne pas oublier, cela est si facile.
Ce centenaire sera sans doute l’occasion d’un hommage national, voire international, il permettra de rassembler les belligérants d’hier, les amis d’aujourd’hui, et de porter un message de paix et d’espoir.
A cette occasion, que l’Argonne, dans un tourisme de mémoire, soit revisitée au niveau de l’entre-deux-guerres, pour l’économie locale, personne ne s’en plaindra.
Au lendemain du 11 novembre 2013, à la nécropole nationale de Sainte-Ménehould (5485 corps), il y avait en tout et pour tout deux fleurs sur les tombes ; le voile de l’oubli a-t-il déjà fait son œuvre ?
Bonne lecture à tous du n° 62.
Patrick Desingly, Président.

Notre Petit Journal apporte sa modeste contribution à ce devoir de mémoire en publiant des poèmes du front (page 37) et des images de la vie des poilus (page 31). Nos pages sont ouvertes à ceux qui veulent témoigner. Merci !

John Jussy, Rédacteur en chef.


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Sainte-Ménehould et ses voisins d'Argonne
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