Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Si vous passez par là

Les personnages de l’église de Dommartin-sous-Hans.

vendredi 21 mars 2014, par John Jussy


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Face à face, deux chapiteaux avec des armoiries


Chaque village a son église, avec parfois ses particularités et ses trésors, mais celle de Dommartin-sous-Hans possède de curieux et parfois énigmatiques « personnages » en haut des chapiteaux qui soutiennent la voûte.
Après avoir gravi les quelques marches et franchi le porche, on pousse la lourde porte de bois d’époque pour découvrir l’architecture de l’église, les vitraux, anciens ou modernes, et ces personnages qui attirent le regard et veulent nous conter une histoire.
Cette église aux proportions harmonieuses a subi une complète rénovation il y a peu avec en point d’orgue le remise en place du coq en juin 2010. Le plafond de la nef a été refait en lattes de chêne avec une coupole fort originale ; les murs ont été recouverts de lambris de chêne travaillés en forme de plis pour rappeler la symbolique du manteau de Saint-Martin, un saint à qui d’ailleurs est dédiée l’église et que l’on peut voir sur un des vitraux.


Mais ce qui retiendra notre attention aujourd’hui, ce sont ces « personnages » qui ont toujours été là mais qui ont été mis en valeur par la restauration. La partie sud du transept, daté du 11èmè ou 12ème siècle (art roman), présente une tête bien étrange ; au nord, la partie du 17ème siècle (renaissance) offre de gentils anges avec des blasons dont un porte des armoiries. Cette chapelle fut-elle consacrée au seigneur local de l’époque ? Mystère. Et tout au fond il y a, à gauche, le diable et à droite un ange musicien. Toutes ces figures sont en pierre blanche et d’une beauté remarquable. On verra aussi des lions ailés et une plaque dont le texte est dans une langue qui n’a pas encore, à ce jour, trouvé de traducteur.
Bien sûr il faut, comme dans toutes les églises, lever encore plus la tête ; dans le chœur, là où se joignent les sept branches d’ogives, il y a Dieu le Père tenant le monde dans sa main gauche et nous bénissant de sa main droite. Tout un symbole.
La visite se fait avec un classeur de documents, mais on peut avoir la chance de croiser François Varoquier, enfant du pays et maire, qui a vu au cours de son mandat la réfection de l’église ; dans ce cas, la visite sera une plongée dans le temps, dans l’univers des artistes tailleurs de pierre et dans des trésors qui vous laisseront rêveurs.

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