Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

La page du poète

Fanny

dimanche 6 mai 2007, par Nicole Gérardot


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Mais qui a écrit ces vers aussi tourmentés ? C’est la douce, la souriante Fanny, le rayon de soleil de la maison de retraite.
Fanny Tissot est née le 17 avril 1978. A l’adolescence, elle a eu des moments de doute, de rebellion, de déprime. C’est à cette période qu’elle a écrit ces poèmes. Le « Torrent » lui a d’ailleurs valu un prix national (elle ne sait d’ailleurs plus lequel).
Fanny est maintenant une jeune femme épanouie qui vit avec son compagnon Vincent et son petit garçon Théo. Après avoir été responsable du centre gérontologique, elle est maintenant animatrice à la maison de retraite de Sainte-Ménehould où elle est très appréciée de tous les résidents. Mais Fanny n’écrit plus. Espérons qu’elle reprendra la plume un jour !!!!!!!

APOCAPLYSE
Au plus profond de la nuit,
J’entends le vent maudit
Au plus profond du silence,
Je trouve l’innocence

Je sens un parfum, qui me rappelle des Souvenirs,
Des souvenirs d’antan, des souvenirs d’enfance
Seulement le passé je veux le maudire
C’est lui qui a abusé de mon insouciance

J’ai peur de tout et surtout peur de moi,
J’ai besoin de quelqu’un en qui je crois

Mais dans peu de temps, dans ce monde bien vivant
L’amour sera remplacé par la haine
L’océan deviendra une fontaine de sang
Qui tôt ou tard jaillira de mes veines.

Au plus profond de la nuit,
J’entends le vent maudit
Au plus profond du silence,
Je trouve l’innocence.
 
LE DEPART
Je rêve que je change de vie,
Moi le démon.
Le noir m’attire vers le fond
Ma force diminue, mon espoir s’atténue.
Je crie, j’étouffe, un piège est tendu,
Une force étrange s’approche de moi,
Un danger ?

La fin est proche, pourtant je m’accroche,
J’ai peur, je tremble
Ce sentiment me trouve, que me veut-il ?

Il est vrai que ma tête, tourne bien,
Seulement mon cœur est malade
Malade de trahison, malade d’amour
Dans ce monde de lumière, personne ne pourra guérir
Guérir ce cœur malade et mal aimé.

La force étrange est présente
Elle me tend la main, je lui donne la mienne,
C’est fini, au-revoir, je ne dérangerai plus personne,
La mort m’a emmené danser ce soir.


LE TORRENT


Le torrent de la vie en a décidé ainsi,
Le rapide de la mort l’a décidé sans sursis
Le rivière de ton corps caresse le bleu de mes nuits,
Le ruisseau de l’esprit m’appelle sans bruit.

Tu as délié mes mains et parlé du passé
Tu m’as dit mon destin et dicté le verbe aimer
J’ai compris aujourd’hui n’être qu’une ombre à ta vie
J’ai compris aujourd’hui que l’amour c’est la folie
Le ruisseau de l’esprit m’appelle sans bruit.

Tu m’as pris la main et parlé de demain
Tu m’as avoué ton amour et embrassé pour toujours
J’ai compris aujourd’hui le mot amour
J’ai compris aujourd’hui partir pour toujours
Le rivière de ton corps caresse le bleu de mes nuits.

Tu m’as juré un matin et parlé du futur
Tu m’as promis d’être plus fort et ne pas penser à la mort
Mais ce matin j’ai compris, j’ai compris ton défi
J’ai compris ce matin que tu verrais ton ami
Le rapide de la mort l’a décidé sans sursis

Tu m’as dit au-revoir et dit à ce soir,
Tu m’as promis d’être libre, juste vouloir vive
Mais ce soir là, j’ai espéré, je t’ai espéré rentré,
Ce soir là, la mort avait été plus forte.
Le torrent de la vie en avait décidé ainsi…



Le poète a retrouvé le sourire


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