Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

La rubrique de Jeannine Cappy

Les loups

samedi 5 mai 2007, par Jeannine Cappy


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Il n’y est plus depuis longtemps ! Pourtant, il n’a jamais cessé d’habiter nos mémoires à travers les légendes, les contes, les fables, mais aussi le vocabulaire usuel.

Quelques mots et expressions de la vie courante...


Commençons par une ballade en forêt : Suivant les saisons, on y trouve plusieurs variétés de « vesses de loup » , (lycoperdons) champignons très courants, et aussi des « lait de loup » , petits champignons rosés ou blancs qui poussent sur le bois mort. Attention toutefois aux « raisins de loup » (morelle noire) très toxiques. Au bord de l’étang, poussent les « pieds de loups » (lycopodes), aussi appelés « chanvre d’eau ».

L’été arrive. Dans le jardin, on va pouvoir admirer les « gueules de loup » multicolores, les somptueux « lupins », (aux graines toxiques,) es « queues de loup » (digitale pourpre ) et, dans quelques mois, on pourra déguster les pommes « Patte de Loup ».

A la maison, quoi de plus pratique pour enlever du plafond poussières et toiles d’araignées qu’une « tête de loup »  ?

Les petits enfants sont parfois appelés « loupiots » (très jeunes loups). Quelques années plus tard, quelques uns deviennent malheureusement des « loubards » (gens peu recommandables), déformation du mot « louvard » (jeune loup adulte). N’en déduisez toutefois pas que tous les « jeunes loups » de la politique ou de l’industrie sont des loubards !!

- Appeler quelqu’un « mon loup » , «  monpetit loup » ou mon « loulou » , c’est plutôt affectueux, non ?

- On peut marcher à « pas de loup » (sansfaire aucun bruit) ,
- à la « queue leu leu »  [1] ,
- avoir « une faim de loup » (une faimdévorante) ,
- « se jeter dans la gueule du loup » ( aller au devant du danger) ,
- « faire entrer le loup dans la bergerie » (introduire quelqu’un ou quelque chose dans un lieu où il peut faire du mal) ,
- être « connu comme le loup blanc » (être célèbre),
- « crier au loup » ( au secours),
- « hurler avec les loups » (se conformer à l’opinion de ceux avec qui l’on se trouve).
- Entre « chien et loup » , à la tombée de la nuit, quand il ne fait plus très clair et pas encore tout à fait nuit, les filles risquaient, il n’y a pas si longtemps encore, de « voir le loup » , ce qui était contraire à la morale d’alors et néfaste à une bonne réputation ! Personne n’a « peur du loup » aujourd’hui !
- Et comme chacun le sait, « les loups ne se mangent pas entre eux » . Ils ne se font pas toujours de cadeaux non plus !

Notes

[1Leu : Loup en vieux français, (en file indienne, comme les loups ont l’habitude de se déplacer)

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