Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Les pavés de Menou.

jeudi 18 décembre 2014, par John Jussy


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Menou avait des pavés, Menou a encore des pavés, regardons…


Pierre Pouyet, Ménéhildien amoureux de l’Histoire, m’a demandé un jour : « Sais-tu quelle est la dernière rue pavée de Menou ? ». Je ne sais pas tout, mais ça, je le savais : c’est la ruelle Saint-Jacques.
Cette rue aux grands murs de pierre avec quelques portes de maison va de la rue Florion (juste à côté des Etablissements Rocha) à la rue du Milanais. Sans doute parce qu’elle est peu fréquentée, cette rue n’a pas eu la chance ou le malheur, que l’on soit automobiliste ou amoureux des vieilles pierres, de recevoir un revêtement noir…
Des pavés, peu d’historiens en parlent, excepté notre écrivain local Buirette dans son livre d’histoire (1837). C’est sous le règne de Charles V que les premiers pavés ont été posés dans la cité alors entourée de remparts ; on est au temps de la guerre de Cent ans, du chevalier Bertrand Du Guesclin, de la venue des reliques de la sainte Ménehould. « Comme la ville de Sainte-Ménehould était construite sur un sol marécageux, ses rues fort étroites devenaient boueuses dans les temps de pluie. On crut pouvoir s’adresser au roi Charles V afin d’obtenir des fonds pour les payer… » C’est ce qu’a écrit Buirette dans son ouvrage qui fait référence (page 152 pour l’original). Le monarque « généreux et bienfaisant » (il fut appelé Charles V le Bon) accorda la vente de plusieurs arpents de bois pour financer les travaux. C’était en 1372. De ces travaux, de l’origine des pavés, du labeur tout à la main, on ne saura rien.

Des pavés dans la rue
Des pavés, on peut encore en voir ; c’est le cas des pavés de la côte du Quartier Valmy, des pavés qui ont été posés il y a seulement un peu plus d’un siècle. Les casernes qui allaient abriter les célèbres cuirassiers avaient été construites en 1884 et c’est donc à cette époque qu’ont été pavés les côtés de cette route qui mène au plateau de Chalaides. Comme la gare fut opérationnelle en 1867, on peut supposer que ces pavés ont été amenés par le train, la gare étant, de plus, bien proche.
Pavées ou pas pavées ?
Toutes les rues de la ville étaient-elles pavées ? On pourrait le croire ; mais en observant les cartes postales anciennes, on va voir que si l’artère principale était entièrement pavée, de l’avenue Kellermann à l’avenue Victor Hugo, il semblerait que certaines rues n’en possédaient qu’en bordure, comme pour l’entrée de Menou au rond-point de la gare.

Les pavés au Pont de pierre


La bordure de pavés


Mise à jour rue Camille Margaine
La rue Camille Margaine avait et a encore ses pavés ; elle avait comme on peut le voir sur la carte postale ancienne (à gauche les bâtiments détruits laisseront la place à l’entrée de l’école Camille Margaine), elle a encore ses pavés comme le prouvent les récents travaux concernant le réseau d’alimentation en eau.
Ces pavés, du moins dans la partie vers l’école, ont été posés avant le Vème siècle puisque cette partie de la rue a été bâtie après la reconstruction des années 1720.


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