Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Le Poilu de Menou.

Un des cinq monuments de Michel de Tarnowski

dimanche 27 décembre 2015, par John Jussy


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Dans le n° 65 de décembre de notre revue, nous avons évoqué la vie de Michel de Tarnowski, le sculpteur niçois à qui l’on doit notre monument aux morts. Cependant une erreur s’est glissée dans la liste des 5 monuments réalisés par l’artiste, car en effet Cimiez et Nice ne font qu’un. Cimiez étant un quartier de Nice ; et il manque Saint-Marcellin. Françoise de Tarnowski, la fille de l’artiste, a bien voulu nous donner la liste des 5 œuvres de son père et répondre à une interrogation : « Qu’est-ce qui a inspiré l’auteur ? »
Il faut savoir que l’artiste était toujours libre de proposer un thème qui a séduit les comités et les communes, en sachant qu’à Cannes où le sujet était imposé, l’artiste n’a pas été retenu. Par contre, les 5 monuments de Michel de Tarnowski sont tous différents ; alors pourquoi ce veilleur dans la forêt à Menou ? Sa fille nous répond : « J’ignore ce qui a motivé le choix du Poilu pour le monument de Sainte-Ménehould, mais tout me donne à penser que nous avons la traduction des souvenirs des moments vécus au front ; le croquis d’un poilu montant la garde figurant parmi les dessins nous conforte dans cette idée ».
On l’a écrit, Michel de Tarnowski fut, pendant la Grande Guerre, officier interprète auprès des armées britanniques. On peut donc imaginer qu’il a vu « ce poilu » en vrai et l’a croqué sur ses carnets.
Voici les quatre autres monuments aux morts réalisés par l’artiste :

- Cimiez, quartier de Nice en 1922 :
Le coq terrassant un aigle.

- Moirans (Isère) en 1923 :
Poilu présentant la liste des morts au combat.

- Cannes (Collège Stanislas), 1921, groupe bronze :
Victoire ailée accompagnée d’un jeune enfant.

- Saint-Marcellin, 1921, monument double face en pierre :
La douleur (pleureuse aux longs cheveux, figure féminine : la France soutenant la liste des 113 morts de la commune, surmontée par le médaillon de 2 soldats casqués, l’un très jeune, l’autre d’âge mûr.

On le constate en regardant les photos, que les monuments ne se ressemblent pas et que Michel de Tarnowski ne manquait pas d’inspiration. A noter que l’artiste a sculpté deux poilus : un à Moirans et un à Sainte-Ménehould.
John Jussy

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