Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Qui était le sculpteur Tarnowski ?

vendredi 26 décembre 2014, par John Jussy


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Michel de Tarnowski était le fils d’un médecin russe immigré en France. Il est né à Nice le 20 avril 1870 et très jeune, il s’adonna à la sculpture. Malgré l’opposition de sa mère Juliana qui, veuve, élevait seule ses 5 enfants, il devint élève à l’école des arts décoratifs de Nice ; puis il monta à Paris en 1891 et entra à l’école des Beaux Arts.
Michel de Tarnowsky partit ensuite aux Etats-Unis où il fut professeur de sculpture à l’école des Beaux Arts de New York. Rentré en France en 1910, il réalisa le fronton de la Préfecture de Nice et la décoration de l’hôtel Négresco.
Pendant la grande guerre il fut officier interprète auprès des armées britanniques. Dans les années 20, le sculpteur sera sollicité pour la réalisation de 5 monuments aux morts : Nice (un coq terrassant un aigle), Moirans, Cimiez, Cannes et Sainte-Ménehould.

« Michel de Tarnowsky aimait la vie simple et calme avec les siens et ses amis, au milieu de cette nature qu’il se plut aussi à croquer, peindre ou chanter… » c’est ainsi que l’association « Les Amis de Michel de Tarnowsky » parlent de l’artiste.
Les années qui suivirent, avec les crises, furent difficiles pour les sculpteurs. Michel de Tarnowsky, après avoir abandonné ses outils pour cause de cécité, décéda en 1946.
Depuis 1970, une rue de Nice porte son nom et Françoise de Tarnowsky, la fille de l’artiste, se bat pour que les œuvres de son père « survivent », référence aux muses du Négresco détruites ou aux bustes fondus par les Nazis. Avec l’aide de l’association, elle a remis aux musées de Nice toutes les œuvres de son père.
Concernant le Poilu de Menou, Françoise de Tarnowsky était venue le voir en 1970 et s’était inquiétée, par courrier à la ville, des intentions de déplacement du monument.
L’artiste avait 50 ans quand la cité argonnaise lui demanda cette œuvre ; Tarnowsky a représenté une œuvre magistrale : un poilu en faction avec son barda, accompagné d’un chien, ce qui est rare dans les monuments aux morts. Mais pourquoi l’artiste a-t-il pensé à un poilu si déterminé, semblant dire « on ne passe pas » ? Qu’est-ce qui l’a inspiré ? Françoise de Tarnowsky, je pense, nous le dira bientôt.

Merci à Françoise de Tarnowsky, fille de l’artiste, et à l’association, pour avoir
répondu si rapidement à la demande de documents
.


L’artiste a travaillé avec les établissements Revillon de Paris pour la sculpture en bronze et les
établissements Rombaux à Jeumont pour le granit belge du socle. L’architecte responsable du projet
était M. Pinchart. Les « mouture, parure, patine » sont dues à Lerolle.

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